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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6oz

viron une minute, lorsque Jupiter étoit apogée , ou le plusloin de la terre (a).

En i 7 i 4 on fit attention que dans Tannée 1708, ainstque dans Tannée 16 7 r , où Jupiter avoir été égalementaphélie , la durée de fa révolution diurne avoir paru pluscourte de 10 à 1 1* qu’en 1 6 7 5 & en 1 7 1 3, où Jupiter étoitpérihélie ( 6 ). II fembleroit donc que la proximité du soleildiminuât la vîteíTe de la rotation ; Conclusion absolument op-posée áu sentiment de Kepler & de quelques astronomes deson tems, qui pensoient que les planètes tournent plus vîtefur leur axe lorsqu’elles font plus près du soleil. II est bienétonnant que Ton n’ait pas répété ces observations , & par lesmoyens les plus exacts, pour décider une question très-grande& très-importante, celle de Tégalité, ou de Tinégalité des révo-lutions de la terre. La durée des jours est notre mesure com-mune , nous l’employons à tout ; il scroit très - utile de lavérifier. Si Jupiter se meut plus lentement fur lui-même, lors-qu’il est plus près du soleil, il pourroit bien arriver que lesjours de nos hivers fustent un peu plus courts que ceux de nosétés.

La surface de Mars montra aussi des changemcns: au moisd’Août 1719 cette planète devoit être le plus près de la terre;tous les 3 2 ans elle se trouve en même tems òc dans son péri-hélie , & dans son opposition. On observa ses taches , & onconfirma par de nouvelles observations la durée de fa révolu-tion diurne de 24 11 40^ déterminée par D. Cassini. On voitfur ce globe une tache vers le pôle méridional, en forme dezone polaire ; elle étoit susceptible de changer d’éclat, Scquand elle étoit très-claire , Mars ne paroifloit pas rond. On

(«) Mém, Acad. seica. Toin, II, p. ti.

b ) Mcm. Acad. Scicn. 1714, p.G cr o- o- !i

1 *.

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