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Tome second.
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605
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 605l’éclat de Vénus. Toutes ces aspérités multiplient les surfacesqui réfléchissent la lumière. On vit des taches, ou du moinson en soupçonna sur Mercure, précisément dans les tems oùil est: invisible. Depuis Inapplication des lunettes aux instru-mens., la présence du soleil n’empêche point de voir les pla-nètes ; on observe souvcn't Vénus 5 c Mercure au méridien. LaHire le fils a remarqué que quelquefois on ne peut pas apper-cevoir Mercure au méridien, quoiqu’il soit alors plus loin duSoleil qu’il n'est nécessaire pour le distinguer : il s’est assuré, pardes observations faites le même jour le matin ou le soir, queles tables donnoient fort exactement le véritable point duciel où il falloit chercher Mercure, Sc cependant Mercure nes’y trouvoit point, ou du moins n’y paroissoit pas. La Hireen conclut que Mercure pourroit bien avoir des taches qui ,lorsqu’elles font tournées vers nous , assoibliflent son éclat Scle rendent plus difficile à distinguer au milieu du jour (a) ;mais il seroit auflì naturel de croire que la densité de l’air, lesvapeurs qui y font mêlées, même fans être sensibles, peuventêtre la cause de l'invisibilité de Mercure. L’astre reste cachélorsque lc voile est plus épais.

§. X I.

Il n'est point d’idée si singulière Sc si extravagante qui nenaifle dans la tête des hommes. On a été bien des siécles à. sepersuader que la terre tourne sur elle-même Sc autour du soleil,,parce qu’on voyoit le loleil se mouvoir ; il a fallu opposer letémoignage de la raison à celui des yeux ; mais il ne s’ensuirpas que les yeux ayent toujours tort. Depuis un grand nombrede siécles la lune avoit été en posscílion de tourner autour de

(a) Mcm. Acad. des Scien. année 1706 , p. <76.