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Tome second.
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6o4 HISTOIRE

jugea que c’étoit par la même apparence que la partie clairede la lune paroît excéder les bornes du disque obscur , Scapartenir à un plus grand cercle. C’est l'efFct de Irradiationdes parties éclairées fur les parties obscures (a). On crut s'ap-percevoir que le retour de l’éclat de cette tache avoir quelquerapport avec la révolution diurne de Mars v Sc qu’il arrivoitaprès 3 6 de ces révolutions. Cette apparence claire est: la feuletache qui fe soit conservée, quoiqu’avec quelque diversité degrandeur & de clarté, pendant que les autres ont changé defigure, de situation, Sc même ont disparu entièrement(£). Cequi est singulier , c’est qu’on a vu au pôle septentrional decette planète une clarté semblable à celle qu’on observe aupôle méridional , mais qui subsiste seule , l’autre a disparu.Ces deux lumières étoient placées aux deux pôles, comme íìelles avoient quelque analogie avec le fluidc'Vnagnétique , ouavec les aurores boréales.

Vénus n’offrit point de taches, celles que Caílìni Sc Bianchinivirent à Rome n’étoient point visibles à Paris; mais on remar-qua fur fa surface des aspérités considérables Sc des montagnesplus hautes que celles de la lune ; Sc par conséquent bien plusélevées que les nôtres (c). C’est peut-être une des causes de

(j) Cette extension des objets éclairés furles objets obscurs paroît générale; c’estlpourcette caulc que les étoiles semblent entrer'd abord fur le corps de la lune avant de dis-paroîtte derrière son disque (Suprù, p. ; 84).M. Dclifle vit en 1715 Vénus entrer presquetoute entiere sur le disque dc la lune avantde disparoître {Mcm. Acaá. Scien. X71J ,p. 13 j). Cc phénomène n'eu: pa» lieu , lamême année, lorsque Jupiter sut éclipsépar la lune , parce qu'on employa unelunette dc 34 pieds. L’irradiation diminueen raison de la force des lunettes ( Ihld.p.i J?). C'est pourquoi les étoiles parodient

d'autant plus petites qu'on les considèreavec dc plus grandes lunettes qui les dé-pouillent de leur éclat étranger & dc cetttirradiation. Les feux terrestres font assu-jettis à cette extension apparente , commeles feux célestes. Picard trouva qu'un feuqui ne devois paroîrre que fous un angledc ;" j à raison de sa distance, mesuréavec uu instrument, paroissoit cependantsous un angle de 8" ( Mém. Acad. Scien.Tom. VII, Part. I, p. 10.

(6) Ibid. 17x0 , p. 44.

(c) Hist. de I’Acad, des Scien. an. 1700,p. 111