íi t HISTOIRE
îe mouvement de sécliptique se fait sur les deux points de*équinoxes , c’est que la cause étoit difficile à pénétrer &réservée à d’autres tems. II sc trompa encore , cn supposantimmobiles les nœuds des planètes. Newton s’y étoit trompécomme lui Sc cela ne signifie pas autre chose, sinon que lesobservations n’apprenoient encore rien de bien sur à cet égard.Les astronomes suivent le tems, Sc ne voyent qu’avec le*lumières qu’il apporte.
§. XIX.
Plusieurs éclipses observées au commencement du dix-huitième siecle, donnerent lieu à des remarques curieuses. Dansréclipse de lune du z y Juin 1703, le P. Laval apperçut quesombre étoit plus ou moins dense, plus ou moins épaisse dansles différentes parties de la lune; son disque toujours visible,quoiqu’entiérement éclipsé, parut coloré d’une teinte un peurougeâtre {à). La lune n’est ainsi visible que parce qu’elle n’estpas alors dans l’ombre pure Sc vraie, elle est éclairée par lesrayons du soleil réfractés Sc pliés dans l'atmosphère de laterre ( 6 ) ; esc st cette réfraction qui produit la couleur rouge (c).La différence d'épaisseur de l’ombre vient fans doute des partiesde l’atmosphère traversées par les rayons réfractés. Si ces par-ties, par exemple, son r celles de la zone torride, où la réfrac-tion est plus petite, il y aura moins de rayons réfractés , Scsombre jetée fur la surface de la lune sera plus forte. Si ce fontdes parties plus élevées fur le globe & plus septentrionales, où
(a) Méra. Acad. des Scien. 170 j, p. 8j.(í) On remarqua à Bristol, dans ledipse■de lune du n Octobre I71J, que la luneétoit édaìiéc vers ses bords , ce qui n’estpas extraordinaire ; mais ce qui Test davan-tage, ce qui est presque incroyable, c’eft
que certe lumière s’étendoit hors des bordsde la lune , à une distance qu’on auroit p»mesurer , si sauteur, M. John Burroughs ,avoir eu des instrumens (Trans. f kil. 172.Í,n°. ;,i.
(c) Supri , p. 10.