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Tome second.
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DE L’ASTR ONOMIE MODERNE. é i3

fa réfraction est plus- grande , l’atmosphère laissera palier plusde lumière, Sc l’ombre envoyée sera plus foible (a).

Dans l’éclipse de lune du 21 Décembre 1703, la lune raprès ^immersion totale, parut à Arles d’un rouge obscur 6cbrun , Sc au contraire d’un rouge sort clair k Avignon , 5c siclair qu’on l’eût cru transparente Sc éclairée du soleil par der-rière. A Montpellier (b) on la vit si sombre Lc si obscure qu’cnavoit beaucoup de peine à y distinguer les taches, qui ordi-nairement font faciles à reconnoître , quoique la lune foieplongée dans l’ombre. Mais ce qui fut plus extraordinaire ,e’est que la lune disparut entièrement, plus d’une heure avant'son coucher (b). Ces apparences , différentes d’une mêmeéclipse , sont produites par l’atmofphère inégalement pure ouchargée de vapeurs. La lumière foible jetée fur la lune s’affoi-blit encore en revenant à nous par un air plus chargé de cesvapeurs; Sc leur abondance peut être telle que la foible lumièresoit tout-à-fait interceptée , Sc que la lune disparaisse (c).

§. X X.

Les éclipses totales de soleil offrirent des phénomènes encore-plus curieux ; la France en vit trois en vingt ans ; Paris 9 ,dans deux siécles, le dix-huitieme 5 c le dix-neuvieme, n’en-aura vu qu’une en 1724 [d).

La premiere éclipse fut celle du r 2 Mai r 706 ; elle eutdes témoins illustres, le Roi Louis XIV , Sc M. le Duc de

(a) C’eft en conséquence de sombre, pro-jetée par l’atmofphère de la terre, que la Hirepreferivoit d’ajouter une minute au diamè-tre du cône d'ombre ; cette minute répon-doit à 15 lieues de hauteur de l’atmospbere.(Mtm. Acai. Scien. 1705, p. 85).

{t) Ce surent MM. Bon , de Plantadc St-

de Clapiers qui firent cette obsevation.

(c) Hist. Acad. des Scien. année 1704,.Pi 8 -

(d) Halley a calculé que depuis l’annéc1140 jufqu’à l’année 1715 on n’avoit pointvu d’éclipfe totale à Londres ( Traits, phil-,-i?>5»u". J4ih-