IDE ^ASTRONOMIE MODERNE. <s 3î
Inégalités proposées par Newton dans la théorie de la lune, soiten les regardant comme des équations nécessaires, demandéespar le calcul pour fc rapprocher de l’obscrvation, soit en admet-tant lacause même qui les a produites. Ee chevalier de Louvillealla jusques-là, Sc nous croyons qu’il fut le premier cn France.11 est sage de douter de tout ce qui peut ressembler à un sys-tème; mais lorsque le te ms a me ne la confirmation de ce système,il est sage d’en faire usage pour rectifier les idées anciennes. Lechevalier de Louville, dans fc s Tables du soleil établies en i 7 1 o,prit un parti contraire à celui de la Rire: il crut que les hypo-thèses de Kepler dévoient servir de base à ces Tables ; & ilconsidéré 1c mouvement elliptique des corps célestes commeproduit par deux forces, l’unc uniforme Sc de projection, l’autrecentrale, dirigée ausoleil, Sc semblable à la pesanteur. Louvillepenfoit Sc parloit alors comme Nevton.
Louville crut appercevoir quelque diminution dans l’inéga-lité , dans l’équation du soleil ; ce soupçon étoit ancien dansl’astronomie (a ), mais il étoit nouveau dans l’astronomie mo-derne. 11 fe refusa au mouvement propre de l’apogée du soleil,Sc ici l’efprit d’analogie lui manqua (b). Cependant, comme l’aremarqué dès-lors M. de Fontenellc, le mouvement de l’apogéede la lune est indubitable, celui de l’apbélie de Mercure est très-fensible ; Sc ces points ne font pas mobiles dans les orbites deces deux planètes , fans que l’analogie nous porte à croire qu’ilsle font également dans les autres orbes, quoique moins sensi-blement. M. de Fontenellc avoit particulièrement cet espritd’analogie Sc de prévision: en rendant compte de la diminu-tion soupçonnée dans l’équation du centre du soleil , l’illustresecrétaire de l’académic étend ce soupçon ; il voit les excentricités
(è) Méai. Acad. Scicn. 1710, p. 3 f,
LUI
(a) Supra, Tom. I, p. 13 7 & 3 j 6 ,
Tome II,