Band 
Tome second.
Seite
640
JPEG-Download
 

64 -s HISTOIRE

autoriser le résultat ; il montra que le degré de Sncllius, me-suré vers 5 i° de latitude étoit plus petit que le degré de Picardétabli pour 49 0 . Celui de Riccioli pour Bologne de pour 44 0 ,étoit encore plus grand, de enfin celui d’Eratosthènes, qui répon-,doit au milieu de l’Egypte de h 2 5 0 , étoit le plus grand de tous.Les degrés augmentoient donc d’étendue en approchant del’équateur ; Einsenschmid en avoir conclu que la figure de laterre étoit celle d’un sphéroïde allongé par les pôles. La con-clusion des mesures françoises étoit extraordinaire , mais ellen’étoit pas entièrement nouvelle ; les mesures anciennes dudegré paroistoient y conduire, comme les mesures modernes.Ces mesures étoienr des faits dont on se croyoit toujours plussûr que des résultats de la théorie. Les faits font de la nature,qui n’est jamais en erFeur; il y a toujours dans les théoriesquelque chose de nous qui peut nous tromper , ou qui dumoins permet la défiance. II est: vrai que la diminution desdegrés étoit bien petite pour contredire une théorie si justementétablie, une théorie conforme d’ailleurs à un fait d’obfervation,raccourcistcment du pendule à l’équateur. On voyoit donc iciles faits contre les faits ; il semble même qu'u n petit nombrede toises de différence, dans des mesures où tant d'erreurs fontpossibles , étoit moins décisif que deux ou trois lignes dont ilfaut accourcir le pendule. Mais l’Acadérnic , toujours sage,toujours prête à douter , n’étoit point assurée de la maniérédont la force centrifuge se combine avec la pesanteur, pourralentir la chute des corps , de forcer d’accourcir le pendule. Lefait de la mesure des degrés étoit direct, ces degrés donnoiencsuccessivement une figure allongée; on admit le fait, de la con-clusion, en attendant que l’avenir dévoilât le moyen secret d’ac-corder les deux faits opposés de raccourcissement du pendule£c de l’aplatiíTemcnt de la terre à l’équateur. J. Cassini sentoit

cependant