DE GASTRONOMIE MODERNE. £41
cependant que des mesures plus éloignées donneroient des dif-férences plus grandes Sc plus décisives, Sc il desiroitquon putcomparer deux degrés déterminés, l’un fous 1 equateur, l’autrevers les pôles (a) ; la différence devoit être de 6 5 5 toises.
§. III.
M. de Mairan étoit doué d'u n esprit sage , & cet esprit,aidé de vues fines Sc ingénieuses, devenoit un esprit concilia-teur : il savoir que la nature n’est jamais contraire à elle-mêmcdans ses faits ; il ne pouvoir concevoir que deux faits vraisdonnassent au globe une figure différente. II pensa qu’il devoitexister un moyen de les ramener tous deux à la même conclu-sion , Sc voici ce qu’il imagina. La figure aplatie de la terre aété déterminée par Nevton Sc par Huygens, en supposant quela forme primitive de la terre avoir été sphérique. M. de Mairanne pense point que cette supposition soit nécessaire ; il supposeau contraire que sa forme premicre a été allongée, Sc beaucoupplus qu’elle ne Test aujourd’hui. Lorsque la révolution diurne acommencé, Sc que la force centrifuge a été produite, le globes’est élevé fous l’équateur d’une quantité proportionnée à cetteforce , il s’est aplati par les pôles , & cet aplatissement a di-minué l’alongement primitif , fans l’anéantir. Les degrésmesurés peuvent donc nous indiquer ce qui subsiste encore decet alongement, tandis que la chute des corps, altérée fousl’équateur par la force centrifuge, demande un accourcisse-ment du pendule (è).
§. 1 y.
Desagvilliers attaqua l’explication de M. de Mairan >
(L) îbid. p. zji.
M m m m
(a) Mcm. Acad. Scicn. 171 j, p. 188,
Tome II.