DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 64.f
être renfermés dans cette zone étroite ; on peut les comparerà une meule qui a beaucoup de circonférence èc de diamètre,& peu d’épaisieur. Les comètes n’entrent point dans les tour-billons ; elles ne peuvent approcher de la terre dans le sensd u diamètre de la meule, mais elles s’en approchent beaucoupdan» le sens de son épaisseur. Avec cts suppositions forcées quiannonçoient la ruine des opinions de Descartes, M. de Mairan?explkpioit tout ; rl regardoit les comètes comme des planètesqui appartiennent à un autre système, & circulent autourd’un autre soleil. M. de Fontenelle applaudit à cette idée. IIsemble j, dit-il que de leur donner a toutes le soleil pour centre you pour foyer de leurs mouvemens > ce soit un- refle du penchantnaturel qu'on a ausyflème Ptolémaïque 3 qui nous met au centrede tout ; ceseroit seulement substituer le soleil d notre terre (a).M. de Fontenelle doutoit de l’empire du soleil : Kcpler l’avoitcependant soupçonné cent ans auparavant; Newton venoit de lodémontrer. Nous avons eu raison de dire que ce n’est pas avec-l’esprit philosophique seul qu’on saisit les vérités élevées ; iïfaut, pour les atteindre , une portion du génie qui sert à lsS->découvrir-
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Tandis qit’on stottoít ainsi d’ópinions en opinions fur- lescomètes , leur véritable théorie étoit bien connue & établisdans l'Angleterre si voisine de nous. Descartes, qui-fut utile stPEurope en ruinant les anciens préjugés, nuisit ensuite à laiphysique par les préjugés nouveaux qu’il leur substitua. Ccsspréjugés des hommes &. des nations font des obstacles plusgrands , des barrières plus difficiles à surmonter que l’intervallc
(j?).Àlím, Acad. des feiea. anaée 17A j A p. 173j.Hist. p.. 63^