DE L’ASTRONOMIE MODERNE.
empressés de détruire cette objection à un syílême qui se faitaimer par sa simplicité , les philosophes , qui savent que lavérité ne peut jamais être trop évidente , se sont efforcésd’imaginer ÔC dsexécuter des observations fines ôc délicates,pour découvrir la parallaxe de l’orbe annuel, ou le changementdu lieu des étoiles, qui résulte du mouvement de la terre dansson orbite. Les variations de cette parallaxe doivent être pério-diques òc annuelles comme ce mouvement.
Tycho ne négligea point de chercher si les variations desétoiles indiquoient ce mouvement, St on juge bien qu’il futcontent que ses observations n’en donnassent aucun indice.Cette tentative prouve seulement que ses instrumens n’étoient'pas assez subtils pour cette recherche. Riccioli nc fut pas plus-heureux, Le ne desiroir pas de l’être davantage (u). Galilée, ledéfenseur intrépide de Copernic, chercha aussi cette parallaxe;,mais avec d’autres intentions. Partisans , adversaires du mou-vement de la terre, tous vouloient amener l’univers à pensercomme eux , tous desiroient que les observations fussent con-formes à leurs opinions différentes. Les uns vouloient confirmer,,les autres détruire une vérité. L’effet de cette parallaxe est ,.selon les tems, d’approcher ou d’éloigner une étoile du zénith,ou du pôle; Galilée fixa une lunette dans une position inva-riable , il plaça à une grande distance une lame de métal, quicachoit une des étoiles de la grande Ourse , loríqu’clle arriveà fa plus petite hauteur méridienne. II crut que si cette étoile,,jcachéc dans une saison , paroiffoit dans une autre , ceseroit un effet de la parallaxe annuelle , mais il se trompa.L’inégalité des réfractions , qui naît de la température, suffitpour le produire , Lc le moyen étoit insuffisant [b). Waílis en
{b). Histoire des Matlkr.îaiiuucs, r. I à»P-Î 47 -
(a) Kcpkr, Epit. Astron. p. 49 5.Riccioli , Almag. lom. IJ fi « 1,