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Tome second.
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6;6 HISTOIRE

Les observations d’Italie font quelquefois contraires k celle»de Danemarck, Sc les unes Sc les autres ne démontrent pointla parallaxe (a). J. Caííìni crut, cn observant Sirius, lui recon-noître une parallaxe de six secondes {b). Quelques observationsde M. de la Caille conduisent au même résultat. Sinus étantla plus belle, la plus brillante étoile du ciel, semble être laplus proche de nous , elle devroit avoir la parallaxe la plussensible ; mais ces apparences ne font ni assez constantes , niassez sûres pour que l’on puisse rien conclure à cet égard.Malgré les efforts répétés jusqu’à nos jours, la parallaxe desétoiles est restée insensible ; 6c comme l’hypothèse du mouve-ment de la terre, vérifiée par tous les phénomènes, est aujour-d’hui une vérité fondamentale, il est également certain que ladistance des étoiles les plus proches de nous est comme infinie.En décrivant notre orbe de 60 millions de lieues de diamètre,nous nous agitons, nous nous mouvons à leur égard , commefur un point imperceptible de l’efpace , ou plutôt comme íìnous ne nous mouvions pas.

§. X I.

Jacques Cassini , occupé de ces idées universelles, tentad’estimer la grosseur des étoiles; il choisit Sirius, qui cst'la plusbelle ; Sc pour la dépouiller de l’effet de la scintillation , quidiminue dans les grandes lunettes , il employa l’excellentobjectif de Campani de 34 pieds de foyer : comme cettescintillation , cette augmentation de grandeur est encore pro-portionnelle à la quantité de lumière, il diminua l’ouverture Scla réduisit à un pouce Sc demi ; alors le disque de Sirius ,

(a) M. dc la Lande , Astron. arc. 1773.Hist des mathém. Tom, I, p. s jo.

(b) Méra. Acad. des Scie», année 1717,

£. ijí.

dépouillé