DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6 59
pour une recherche fi délicate (a) ; les objections de HalleyTendent donc à diminuer le diamètre & la parallaxe, ÔC kéloigner encore l’étoile.
§. XII.
Toutes les observations s’unistent pour nous convaincreque le diamètre apparent des étoiles est insensible. II y a lieude croire que J. Caísini n’avoit pas dépouillé Sirius de la cou-ronne lumineuse, étrangère k son disque; s’il eut diminué da-vantage Pouverturc de fa lunette , il auroit vu l’étoile fous uneapparence plus petite. Une observation singulière 5 c intéres-sante lui prouva combien les diamètres apparens étoient aug-mentés par cet éparpillement de la lumière. Le 1 1 Avril 1710la lune devoir éclipser l’étoile double de la Vierge appelée ypar Bayer ; ces deux étoiles, qui n’en font qu’une k la vuesimple , font si près Pune de l’autre, que par une lunette d’onzepieds, on les voit fous la forme d’unc seulè'étoile un peu allon-gée. Elles se séparent dans une lunette de seize pieds , 5 c leurdistance ne paroît pas plus grande que le diamètre de chacunede ces étoiles prises séparément. Les deux étoiles, en Rappro-chant du bord de la lune , ne changèrent ni de forme ni dedistance ; elles disparurent chacune en moins d’une demi-seconde , mais il y eut un intervalle de 3 o secondes entre leursdisparitions (b). J. Caísini en conclut i°. que la lune n’a point^'atmosphère , puisque la réfraction dans cette atmosphèredevoir changer la forme, la couleur 5 c la distance des étoiles,
(«) Transac. philos. 1710, n°. ,64.
(b) M. Meisier a observé l’occuhation4 e cette étoile double le 7 Avril 17*1 ; iln’a trouvé que six secondes d'intervallcentre les immersions, & huit secondes entreics émersions. (Mém. dessa\. étrati. T. V,
p. 313, 31 4). En diminuant en proportionles résultats de J. Caísini, ils scroicnt encoretrès-grands ; mais la différence de ces temsobservéspeut naître de la différente positionde l’orbite de la lune,plus ou moins incliuCÌà la distauce mutuelle de ces étoiles.
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