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Tome second.
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DE L’ASTRGNOMIE MODERNE. fée

Tábfi de leur action , qui les laisse dans leur repos comme hi>dans le sien. II est donc nécessaire, comme Halley l’a remar-qué , que dans les abîmes de l'espace, les empires des étoibs-soient séparés , pour que leurs pouvoirs relatifs soient nuls ; {Çqu’clles rognent fur les corps subordonnés, fur les planètes deleurs systèmes particuliers, fans que ces grandes puissancespuissent se nuire. On nc peut imaginer, comme ont fait jadisles Grecs , que toutes les étoiles soient à la même distance ; ilest naturel de croire que les plus belles , celles de la premier©grandeur, font les plus proches de nous & de notre soleil. Sil’on imagine autour de lui une sphère , dont la distance deces étoiles plus proche est le rayon, Halley pense que les étoilesde la premiere grandeur font semées fur la surface de cettesphère fictive: êc comme leurs distances mutuelles ne peuventêtre plus grandes que leurs distances au soleil, Halley remar-que que sur la surface d’une sphère, il n’y a que treize points *qui puissent être également espacés par une distance égale au<rayon ; &. il conclut de ces probabilités qu’il ne doit y avoirque treize étoiles de la premiere grandeur. Keplcr avoit déjàfait cette remarque star la division de la surface d’une sphère (a);mais il n’en avoit pas tiré la conclusion ingénieuse de Halley.-Ptolémée comptoir seize étoiles de la premiere grandeur; M. de 'la Gaillc, en décrivant l'hémisphère austral j en a compté dix-neuf ou vingt. Mais on peut-dirc avec Halley que l’oeil n’estpas un instrument bien exact pour s’assurcr de l’égalité d'ap-parenee des étoiles ; nous en confondons peut-être plusieurs 1dans cet ordre , qui font inégales en grosseur Sc en éloigne-ment. Halley. observe qu’il y en a cinq de cette especc dans *une étendue de 45 degrés du ciel; ce qui ne doit pas être

Aíhon. Copero. Tcm. I, x. ;6.