DISCOURS
Si nous voulons étudier la nature de ccs astres lumineux*le plus proche de ces corps, lc Soleil que nous avons, pourainsi-dire, fous la main, est celui que nous devons examiner*mais nous n examinons rien que par comparaison , nous nepouvons observer que des conformités Sc des différences. 11faut donc comparer le Soleil à un autre objet, Sc cet objetfera notre globe. Lc Soleil est d'abord pelant comme lui, ilest douze cent mille fois plus gros, il peso trois cent mille foisplus; fous un volume égal, il renfermeroit donc quatre fois moinsde matière. Mais la matière fc présente à nous fous deux formesprincipales, la solidité Sc la fluidité. La malle de notre globeest essentiellement solide ; Sc l'on peut demander fi la malledu Soleil est dans un état semblable, ou fi elle est dans unétat de liquidité. 11 paroîc hardi dc répondre à cette question jcependant Pastronomie Sc la phyíìque ont des faits,qui peuventconduire à une réponse satisfaisante. C’est la chaleur qui faitla liquidité ; les pierres les plus dures , les métaux les pluscompacts , font transformés en liqueur par un feu actif : laterre auroit des fleuves de métal , si elle étoit animée d’unechaleur suffisante ; Sc peut-être que les veines , les couches demétal que son sein renferme ne font que des mers Sc desfleuves gelés Sc consolidés. L’eau Sc le mercure, essentiellementfluides, fe glacent lorsque la chaleur diminue, Sc à certaindegré de froid. Si le froid produit la solidité, si la chaleur rend'tout liquide fur notre globe , nous pouvons juger de fes effetsdans le soleil qui en est la source , dans le foyer où elle résideessentiellement. Les corps les plus durs fondent dans nos four-neaux, avec la chaleur médiocre dont nous pouvons disposer; ilest évident que si ces corps éroient portés dans le Soleil, ils yfoudroient instantanément, ou du moins dans un tems propor-tionné à leur maste. II est donc naturel d’eu conclure que toute