Band 
Tome second.
Seite
704
JPEG-Download
 

7 04 DISCOURS

notre Soleil. Quelle malle faut-il donc y supposer? La subor-dination , les degrés de force qui règnent dans notre monde ,doivent nous éclairer fur les autres mondes, tout est égalementnuancé partout ; celui qui commande est toujous distingué decelui qui obéit, il cn est séparé par un grand intervalle; cet ascen-dant naît d’une grande différence de pouvoir Le de force. Uneplanète presque aussi grostc qu’un Soleil, capable de le balan-cer , & même de le faire ainsi pirouetter , nous paroi t unmonstre dans la nature. Si cette nature s’écarte quelquefois deses loix ordinaires, si elle a des productions gigantesques quinous étonnent, nous ne devons pas les imaginer fans nécessité,il faut que les faits observés ne permettent pas d’autre expli-cation.

Dans les connoiflanccs que nous avons fur les étoiles , noustrouverons astez dc faits pour expliquer les phénomènes d’une ma-niéré vraisemblable, &. avec plus de simplicité Une étoile est unfeu allumé; c’estle fluidedu feu attaché à une masse de matièresolide, Se s’occupant à la dévorer. On conçoit que cet incendiepeut commencer & finir : des étoiles nouvelles peuvent doncparoître, Sc continuer à subsister ; des étoiles connues peuventle perdre pour jamais. Mais si ces alternatives de naissance Scde mort font périodiques , comme dans les étoiles du digne 8cde ia Baleine, ce n’est pas que i'incendie finisse S c recommence:nous ne supposons pas que des comètes tombent dans les Soleilspour renouveler leurs feux , qui languissent ensuite en atten-dant une nouvelle comete; l’univers n’en auroit pas a fiez poursuffire à cette dépense répétée tous les 3 3 3 jours. Mais l’éren-due, la grandeur d’un incendie est proportionnée à la quantitéde la matière du feu ; si cette matière est fort abondante, elleenveloppera, baignera tout : on ne verra qu’clle, ôc feulementCpmnlc clic çst agitée , la <naste solide qu’elle bride aura

quelquefois