SUR LES CORPS LUMINEUX, 6c. 7 o 7deviendront en partie lumineuses & en partie obscures ; leurrotation se découvrira par leurs alternatives, & leur âge seramanifesté. Mais ces changemcns dans un monde durable nepeuvent être que très-lcnts. Des milliers de siécles, qui sont silongs pour des êtres éphémères comme nous, font si peu dechose pour des Soleils, qui, ont une vie éminemment active!Cependant quelques indices peuvent nous annoncer encorel’état actuel de ces incendies, 6c nous en faire prévoir les chan-gemens. M. Michell a remarqué que ceux de nos feux qui fontJcs plus actifs ont une lumière blanche ; 6c il incline à penserque les étoiles fans couleur font celles qui ont réellement plusd’éclat, 6c dont la lumière a plus de force (c?). L’étoile blanchede la lyre est donc un incendie dans sa plus grande activité ;Je cœur du Scorpion , l’œil du Taureau , qui ont une couleurrouge; Sinus Se Arcturus, dans lesquels on remarque les cou-leurs de l'iris (b) , font des feux qui ont déjà perdu , Sc quidepuis long-tems ont commencé à diminuer (c). Si ces appa-rences de couleurs varient en differens tems, c’est peut-êtreque ces étoiles ayant , comme les autres, un mouvement derotation , nous exposent successivement différentes parties ôcdifferens accidens de leurs surfaces. Mais nous considéreronsfous un autre point de vue la production des couleurs dans lalumière des étoiles. II est évident que c’est un phénomène parti-culier Sc propre à ces étoiles, puisque toutes n’en ont pas. Si onobserve la flamme d’un corps qui brûle, on verra que les couleursde cette flamme résident autour du corps ; lorsque la flammes’élargit , ou.s’allonge , ses bords font clairs, fa pointe estblanche comme la lumière , c’est un feu pur. S’il íe colore
(a) Tranf. phi!. 1767, n°. î.54.{!>) Kcpler, Aftr. ost. p. iti.
U) Ces couleurs existoienc déji Ju tenîjdç Ptoléméc.
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