7 oS DISCOURS
autour des corps qu’il brûle , on peut croire que c’est par lemélange des parties qu’il sépare 5c qu’il entraîne. Les chimistesles plus habiles 5c les plus-sages font convaincus que la subs-tance qu’ils nomment phlogìflique est dans les corps le principedes couleurs; ils regardent le phlogistique comme la lumièremême fixée dans les corps, ÔC devenant un de leurs élémens (a).C’est donc cette union intime, cette alliance du feu ou de lalumière avec la matière fixe , qui fait paroître les couleurs ;on peut même peut-être hasarder une conjecture. Ces couleursexistent toutes dans la lumière, il ne s’agit que de diviser lesfaisceaux ou elles font renfermées. Lorsque la lumière traverseun milieu dense comme le verre, lorsqu’cllc s’insinue à traversdes molécules infiniment serrées, la proximité de ces moléculeslui fait éprouver leur action ; 5c cette action , différente furles différons rayons colorés, les sépare 5c les force de mani-fester leurs couleurs : la division est donc opérée par la puis-sance de l’attraction. Quand le feu. se fixe comme élémentdans les corps, quand la lumière s’astocie à une substance fixe5c pesante pour former un composé de leur mélange , cetteassociation nécessite une extrême proximité , 5c conséquem-ment une forte attraction des molécules massives de la subsi-stance fixe sur les molécules légeres Sc volatiles de la lumière.Nous ne nous proposons point de dire ici comment les diffé-rentes couleurs font produites dans les corps, Newton a penséqu’elles dépendoient de la grosseur des molécules constituantesde ces corps; mais ces molécules doivent attirer la lumière, 5cpar une attraction toujours semblable , dont les effets doiventetre toujous les mêmes. Si , com me-o n n’en peut douter, lalumière a des parties qui résistent plus ou moins à cette attraction,
(a) M. Maccjuer, Diction de chim, Top:, III, p. 10/, irz, nouY.éiíit.