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Tome second.
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7*8 H I S C O U R S

II est donc parti du moment de Pinflammation de toutes lesplanètes , 6 C au moyen de leurs diamètres connus , il a puestimer le tems nécessaire pour les rendre habitables , & letems nécessaire à leur refroidissement total. Ces planètes, quiont reçu les mêmes dons , les ont inégalement conservés. Lesgrosses , telles que Jupiter Sc Saturne, font encore brûlantes;Pexcès de la chaleur ne permet pas Phabitation : les petites,telles que la Lune , ont tout perdu ; le réfroidissement estconíommé , elles font dans un état de glace Sc de mort. Laterre , avec fa grandeur moyenne, avec les secours du Soleil,jouit de cette heureuse température, qui rend habitable le plusgrand nombre de fes climats ; fes polos seuls , abandonnésdu Soleil, son k inhabités, circonscrits Sc fermés par une zonede glaces, qui s’érend, & s’avancc lentement íur le globe, en luiannonçant fa destinée.

Ces trois planètes , Jupiter , la Terre Sc la Lune fontdonc dans trois états différens, états d’excès, de médiocrité,Lé dc privation absolue de la chaleur. Ce font trois termes dePéchelle que la nature peut parcourir en montant à la vie,6c en descendant à la mort; c’cst ce qui résulte de Phypothefeingénieuse Sc vraisemblable de M. de Buffon, de cette véritçde la chaleur propre du globe, d’un réfroidissement présumé,Sc étendu à toutes les planètes. Sans vouloir faire un systèmefur les premiers mélanges des choses , Sc fur les grandes for-mations qui ont précédé celle de notre efpece , on apperçoitque Pelé ment de la terre Sc Pélément du feu font les deuxprincipes essentiels de tout ce qui existe. Tout dans la matièreest fixe ou volatil ; chaque substance participe plus ou moinsdc ces deux propriétés fondamentales , Sc n'offre que desnuances depuis Pinertie absolue de la terre jusqu’à Pexpansi-biJifé du feu. L’air Sc Peau ne sont sans doute fluides qu’à

cause