Band 
Tome second.
Seite
729
JPEG-Download
 

SUR LES CORPS LUMINEUX, L c-. 7 z?cause de la fluidité du feu. On conçoit que dans l’infiamma-tion des Soleils , la m a île terreuse Sc solide qui les composeest sans cesse divisée par le feu en action ; c’est une véritabledissolution dans le plus actif de tous les distolvans. Cettedivision en parties impalpables rapproche la terre de la naturedu feu , Sc la diípose à son alliance. II en doit résulter diffé-rons composés , tels que l’eau Sc l’air , qui s’unissant avec lesdeux premiers élémens , produiront toutes les substances quicomposent Sc ornent le globe. Mais ces combinaisons multi-pliées , qui naissent de la réaction 2c dc la puissance desélémens , ne peuvent être opérées que par un long travail.Ce travail est exécuté Sc caractérisé par dè grands mouve-mens. Dans un Soleil réellement éteint , dans une planèteencore brûlante, le feu conserve la prépondérance du pouvoir;il a und partie de sa liberté , Sc cette liberté produit les mou-vemens 5c les révolutions. On conçoit que les eaux doiventfans cesse se volatiliser, retomber en déluge, sc précipiter entorrens , sillonner la surface , sc creuser des lits , en changer ,Sc dévaster le globe livré au combat de ces deux élémens ,l’eau Sc le feu. Lorsqu’au contraire la planète est arrivée auterme fatal de son réfroidissement, ld 1 mouvement cesse , leseaux ne coulent plus ; elles restent prisonnières Sc glacéesdans leurs lits Sc dans leurs bassins ; la surface est aride Scdéserte, le feu n'existe plus , Sc le repos Sc le silence ont rem-placé le mouvement & la vie. Les apparences de deux planètesnous ont montré précisément les caractères de ces deux étatsopposés , les observations nous ont indiqué le degré de réfroi-dissement de ces deux planètes. Nous avons dit que le prin-cipe de mouvement qui anime la terre, se déploie avec uneénergie plus grande Sc plus remarquable dans la planète deJupiter , tandis qu’il manque absolument à la lune. II est bienTome //. Z z z z