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Tome premier.
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VII
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SUR L’INDUSTRIE HUMAINE. vtjet son existence, après 58 siècles , serait peu différentede celle des animaux ; mais le souverain auteur del’Univers lui avait donné en partage une faculté intellec-tuelle d’un ordre supérieur, liientôt l’habitude de voir,d’observer, de réfléchir, de comparer donna un nouvelessor à son intelligence.

L’agriculture et le soin des troupeaux paraissent avoirété les premières occupations du genre humain. La richessedes plus anciens patriarches consistait dans des troupeauxnombreux. Les peaux de ces animaux fournissaient, levêtement; leur chair et leur lait, joints aux fruits de laterre , suffisaient pour nourrir les descendons d’Adam etlève. Quand les premiers siècles furent écoulés , les famillesdevinrent trop considérables pour pouvoir subsister toutesensemble dans un espace borné. Elles se dispersèrent ,s’établirent d’abord à peu de distance les unes des autres ,et formèrent des peuplades. Ce fut alors que les besoinscommencèrent à se multiplier, lies hommes devenus plusfamiliers avec les phénomènes de la nature , mirent encommun leurs forces et leurs pensées. Le besoin de sefaire entendre , fit naître les signes, les gestes, les sons ,les mots. Les idées se modifièrent, l’application s’en fitaux choses de premier besoin, et de-là l’origine des pre-mières inventions. Tubalcain inventa, dit-on , Yart deforger le fer ; Seth passe pour l’inventeur de l'astronomieet de l’écriture : suivant l’historien Joseph , les enfansde Seth élevèrent deux colonnes , l’une de brique , l’autrede pierre , pour laisser à leur postérité le souvenir desconnaissances acquises par leurs pères. Jubal inventala musique.

Mais il ne nous reste aucuns monumens de ces tempsreculés ; ceux qui ont pu exister ont été ensévelis sousles eaux du déluge universel. Nulle trace de l’industrieanti-diluvienne. A peine la tradition nous a-t-elle transmisles noms de quelques-uns des premiers habitans de la