SUR L’INDUSTRIE HUMAINE.
ix
Deuxième époque , depuis le déluge jusqu'à lafondation de Rome , arrivée l’an 3250.
Après la catastrophe malheureuse qui venait d’en-gloutir le monde entier, à l’exception de Noé et de safamille, nous trouvons dans le texte sacré, que ce patriar-che planta la vigne , et exprima une liqueur enivrante.Nous voyons ensuite que les hommes , soit pour échapperà un nouveau déluge , soit pour atteindie le ciel qu'ilsCroyaient plus près d’eux , élevèrent la tour de Babel ,entreprise hardie , téméraire, et qui cependant conduitejusqu’à un certain degré, suppose une forte conceptionet de grands moyens.
La postérité de Noé s’était tellement accrue , queles familles se dispersèrent partie en Egypte , partie enAsie , partie en Grèce . De - là l’origine des langueshébraïque , arabe , phénicienne , grecque , persanne ,chinoise, etc.
L’Egypte devint le premier berceau des arts. L 'astro-nomie, c’est-à-dire , l’observation des astres, commençapar donner les mesures chronologiques et la divisiondes mois , des années , des siècles. La danse astrono-mique des Egyptiens présuppose l’origine antérieure desdanses sacrée et profane , toujours accompagnées de lamusique instrumentale. On rapporte à Sésosüis , dixièmeroi d’Egypte , l’invention de la géographie. Les obélis-ques d'Egypte, la célèbre ville de Thèbes , l’immense laby-rinthe bâti près du lac Mœris , le lac Mceris lui-même ,de 10 à i2ilieues de circuit, creusé de main d’homme ,les deux pyramides bâties au milieu de ses eaux , etportant chacune une statue colossale , les fameuses
v arrivée par degrés au point de perfection et de magnifi-» cence où nous la voyous aujourd’hui». ( Bujfon , supplé-ment , t. IX, p. 558 ).