Xiv DISCOURS HISTORIQUEteurs ; de Stratonique, de Mentor , de Pythéas , grà*veurs ; d’Ictinus , de Callicrate , de Philon , architectes^C’est de la Grèce que sont sortis les plus beaux chefs-d’œuvres du ciseau et du pinceau. On y connaissaitl’art de faire des voûtes. Callimaque inventa le chapiteaude l 'ordre corinthien. Le tombeau de Mau sole a été citépour une des sept merveilles du monde. Les marbresde Paros , depuis nommés marbres d’Arondel ou d’O#-ford , ont conservé les époques les plus intéressantesde ce peuple industrieux.
Les arts d’agrément ne lui ôtaient pas son énergie.Ce fut sur-tout dans Y art militaire qu’il se distingua,soit par l’invention et la construction du bélier , de latortue , de la tarrière , des tours roulantes , et autresmachines , pouf l’attaque et la défense des places, soit parla disposition des armées en bataille , et la précision doleurs mouvemens , soit par l’habileté dans la marine , quirendit toujours ses flottes victorieuses , lui procura l’em-pire de la mer, et obligea les Perses à y renoncer pou^toujours, par un traité solemnel.
Mais les plus grands empires ont un terme marquépur le souverain maître des destinées, pour leur accrois-sement et leur durée.
A côté de la Grèce s’élevait une puissance rivale.Rome , qui, suivant l’histoire , tirait son origine desTroyens, annonça de bonne heure ses projets de con-quête et l’ambition de devenir la première ville de l’Uni-vers ; et tandis que l’or et les richesses préparaient ladécadence des républiques de la Grèce , la républiqueRomaine, après l’expulsion des Tarquins, affermie sur sesbases , s’élevait avec majesté sur les débris des trônes dontelle était entourée , et qui ombrageaient sa grandeuunaissante. Six cens années de république furent six censannées de guerre. Ce peuple si fier, qui dans les com-mencemens regardait avec dédain les arts mécaniques,