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Tome premier.
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XV
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SUR L’INDUSTRIE HUMAINE. xv"ét en abandonnait l’exercice aux esclaves, ne connais-sant d’autre art que celui des conquêtes, apprit despeuples conquis à estimer les arts et les sciences , ainsique les chefs - d’œuvres de l’industrie. Papirius fit con-naître le premier cadran solaire. Riche en peü de tempsde l’industrie de ses voisins , Rome n’eut pas , commisl’Egypte et la Grèce , à s’enorgueillir de ses découvertes.L’histoire nous peint le génie de cette nation , commeporté plutôt à l’imitation qu’àl’invention. Ses mœurs ; sesloix , ses fêtes , ses spectacles, ses usages, tout, jusqu’àsa religion , fut emprunté des autres nations , mais prin-cipalement des Grecs. Le peuple Romain qui ne pensaitsubjuguer et gouverner le monde , ne cultiva pas lessciences , telles que la géométrie, les mathématiques. Aen juger par ses propres historiens , elles y étaient mépri-sées et tournées en ridicule. Gicéion parle assez légère-ment d’Archimède , dont le nom immortel passera à lapostérité, avec celui de l’orateur romain. Tacite confondles mathématiques avec l’astrologie judiciaire, et ne nousdonne pas une grande idée de ses connaissances en géo-graphie physique. Ce ne fut que vers la fin de la répu-blique , que l 'éloquence fut en honneur à Rome . Le goûtpour les beaux arts se bornait à une admiration stérile.Les Romains ne les aimaient que par faste et par osten-tation. Ils ne négligeaient rien, à la vérité , pour se pro.curer les objets d’arts qu’ils enviaient à leurs voisins ;mais on ne voit point che2 eux cette émulation des Grecs,ni ces talens sublimes , qui long-temps après la décadencede l’empire illustrèrent l’Italie , et nous offrent encoreaujourd’hui des modèles.

Les Romains n’abandonnèrent point Y agriculture.Les ouviages de Caton, de Varron , de Columelle , dePline, nous prouvent tout le prix qu’ils y attachaient.Ctesibius fut l’inventeur des pompes , et de la machine

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