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Tome premier.
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XXXIV
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xxxiv DISCOURS HISTORIQUEfaire naître ces occasions heureuses de développement.L’art devoir, d’observer , d’opérer , de manipuler , jointà l’instruction , à l’émulation , voilà les moyens qui con-duisent aux inventions , aux découvertes. Si. l’on -enexcepte quelques êtres privilégiés, que la nature a favo-risés d’une grande aptitude pour telle ou telle science,pour tel ou tel art, pour telle ou telle profession , lecommune des hommes, a besoin d’être dirigé par l’ins-truction.

Il serait à desirer qu’il existât pour les arts et profes-sions mécaniques, une instruction publique et desliviesélémentaires , comme il on existe pour les sciences etla littérature. Jusques à quand abandonnera-t-on l’ins-truction d’un ouvrier à un maître . souvent routinier ouintéressé à ne pas faire un élève pius habile que lui, età prolonger le temps de son apprentissage P N’est-il pasétrange que dans un temps où la philosophie se fait unmérite de venger - les aiïs et métiers de l’espèce de dédaindont l’orgueil des riches et des importans du sièclesemble les couvrir , tandis qu’elle publie avec un luxetypographique l’immense et riche collection des procédésde la main d’œuvre, tandis que de nouvelles inventionsnécessitent de nouveaux outils , de nouveaux instrumens ,personne n’ait encore pensé à donner à ces mêmes artset métiers une langue, une nomenclature moins vague ,moins triviale, plus méthodique , plus expressive quecelle qui existe? Car, il faut l’avouer, ces noms donnéspar l'ignorance, le caprice et la routine, n’ont pas peucontribué à- laisser croupir les arts mécaniques dansune flétrissante obscurité. Les mots sont les signes denos idées ; si les mots, si les signes ne présentent à notreesprit que des images grossières, que l’idée de la bassesse ,du ridicule, de l’avilissement, il n'en peut rejaillir surl’objet que du mépris , du dédain , du dégoût. Qu’on nem’objecte pas que la langue française est déjà trop sur-