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racler celles gui ne tombaientpas de son visage ou de son brasaprès l’avoir secoué.
Mais toutes ces expériences,malgré l’idée favorable qu’ellesdonnent des talens de l’auteur,ne sont capables de satisfairequ’une curiosité stérile ; car cen’est pas en tourmentant ainsiles abeilles,qu’on les connaîtramieux, qu’on sera plus instruitdes mœurs, de la police et del’industrie de ces insectes in-téressans à tant de titres, etdont les plusgrands philosophesn’ont pas dédaigné de s’occuperdans tous les temps. Ce n’est pashors de la ruche qu’il faut lesvoir, c’est dans l’intérieur; c’est«u milieu de leurs travaux qu’ilfaut pouvoir pénétrer. Tout lemonde sait qu’à cet effet, l’ona imaginé des Ruches à jour,c’est-à-dire,en menuiserie fer-mées par des châssis de verre.( Voyez, le mot Ruches.) Maisla forme de ces ruches, qui estordinairement quarrée, exagô-ne, octogone, etc. fait qu’il n’ya d’éclairées que les cellules quisont à la circonférence, tandisque celles du centre sont dansl’obscurité ; ce qui est un granddéfaut pour l'observateur. Aussile célèbre observateur, M. Bon-net , citoyen de Genève , enavait-il une d’une forme diffé-rente. Au-lieH d’être quarrée,etc.,elle était tout simplementapplalie , ressemblante à uneboete qui serait posée dechamp.Elle n’avait que 3 ou 4 poucesd’épaisseur,de sorte que les cel-lules les plus intérieures étaientpresque autant éclairées quecelles qui étaient attachées aux
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glaces qui en composaient lesparois. Au moyen de celte for-me,la ville des abeilles,si l’onpeut parler ainsi,occupant unegrande surface, présentait auxyeux tous ses quartiers,et riende ce qui s’v passait 11e pouvaitéchapper.lîc-1 à l’exactitude desobservations de ce grand philo-sophe, qui a enrichi l 'HistoireNaturelle de tant de découver-tes. ( Voyez I es Œu ores de Charl.Bonnet, ed. de Neuchâtel ,8 v.in- 4 0 ., et sur-tout le tome V,I e ". partie, qui contient les Mé-moires sur les Abeilles ). Nousobserverons que la ruche dontnous venons de parler,est gravéedans la vignette que l’on voit surla I ere . page de ce vol.
§ II. Manière de se procurer
un grand nombre d’essaims.
O11 peut faire éclore le cou-vain des abeilles dans des éta-bles chaudes. Ce procédé a étéconnu des Egyptiens.
Plus on étudie la nature, pluselle nous présente de merveillesintéressantes.M.iSc/uVar/ï,un desmembres d’une nouvelle acadé-mie établie dans la Haute-Lu-zace, en Saxe , sous le nom deSociété des abeilles, parce qu’ef-feclivement ses travaux tendentà étendre l’histoire de ces in-sectes industrieux ; M. Schiracha annoncé une découverte desplus étonnantes et des plus sin-gulières , au moyen de laquelle011 peut se procurer,à volonté,des essaims, et augmenter debeaucoup le nombre de ceuxque les abeilles donnent ordi-nairement.
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