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Tome premier.
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A B E A B E

Il résultait des observationsdes Mctmldi, des Svmmmerdam,des R' Ciumur, ainsi qu’on peutle voir dans notre Manuel duNaturaliste, qu’il existe, dansles ruches, des faux-bourdons,u’on regardait comme mâles;esabeillesneutres,qui n’étaientni mâles ni femelles, et qu'ilnaissait, dans chaque ruche, 2ou 3 femelles,qui sortaient avecle nouvel essaim, mais dont ilnesurvivaitjamaisqu’uneseule,soit que les autres fussent tuéespar la reine victorieuse, ou parles abeilles neutres.

Les expériences ont appris ànotre observateur,que les abeil-les peuvent changer un ou plu-sieurs vers d’abeilles neutres envers propres à donner une reine-abeille.

lise procura douze caisses debois : il mit dans chacune uneportion de couvain de 4 poucesen qnarré,qui necontenait quedes œufs et des vers, et enfinune poignée d’abeilles, qui re-convraient le gâteau. Il tint cescaisses fermées pendant 2/ours.Le troisième jour il les ouvrit,et reconnut que les abeilles a-vaient commencé à construire,dans toutes ces caisses, des cel-lules royales, et que chacunede ces cellules renfermait unver âgé de quatre jours. Quel-ques-unes de ces caisses avaientjusqu’à deux ou trois cellulesroyales. Au bout de 17 jours,il eut, dans ces douze caisses,quinze reines vivantes et belles.

Il fit ses expériences en mai;il laissa travailler ses abeillesune grande partie de l’été.Il pou-vait compter une à une toutes

les abeilles ;il n’y découvrit pasun seul faux-bourdon , et pour-tant les reines furent fécondeset donnèrent de la jeunesse :observation importante dansl’histoire des abeilles.

Il répéta ces expériences danstous les mois de l’année, mêmedans le mois de novembre, oùl’on sait que les abeilles 11e don-nent jamais d’essaim , où , parconséquent, elles 11‘ont pas be-soin de mères ou reines surnu-méraires, et chaque fois il seprocura ainsi la plus belle reine..

La conclusion naturelle quel’on peut tirer de ces expérien-ces, est, qu’il n’est aucun verd’aheillecommunequi ne puisse-donner une reine ; que louteSiles abeilles communes, qu’011regardait comme neutres, ap-partiennent originairement ausexe féminin; qu’elles doiventposséder, dans une petitesse ex-trême, les organes qui caracté--risent ce sexe;que le dévelop-pement de ces organes dépendessentiellement d’une certainenourriture appropriée et admi-nistrée dans un logement assezspacieux pour permettre à cesorganes de s’étendre en toussens; que si, au contraire, ces.deux conditions essentiellesmanquent, l’abeille communeest condamnée à une virginitéperpétuelle.

D’après ces observations etces expériences importantes surles abeilles, il résulte un moyende se procurer de nouveaux es-saims. Que l’on détache, d’uneruche en panier, un gâteau dequatre à cinq pouces en quarré,plein de couvain ; qu’on attache