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plus raisonnable. Cependant,elle est encore vitieuse dans sonexécution.Communément c’estpar le bas qu’on enlève les rayonsaux abeilles: mais le miel étanttoujours dans la région supé-rieure , pour parvenir jusqu’àl’endroit où est le plus abon-dant, il faut porter le couteauassez haut dans la ruche. Onébranleaussi l’i dificeron atteintle couvain, si c’est dans cettesaison: on écrase une quantitéd’abeilles: on désole toute l'ha-bitation: si c’est à l’entrée del’hiver,on désespère les abeilles.Elles ne se trouvent pins dematières pour se consolider. Cequ’on leur laisse de provisionsest souvent insuffisant,et quandon n’a pas l’usage ni l'attentionde les nourrir, c’est un vaisseaude perdu.
» Il est un mode plus facile, etqu’il faut propager. Les ruchesétant composées de deux piècesdont nous parlerons dans un ins-tant, on sépare avec le fil delaiton la pièce supérieure ducorps de la ruche. On est assuréqu’elle ne contient que le mielpur. On y substitue aussi-tôt1111 chapiteau vide. L'opérationne demande qu’un instant, etelle trouble beaucoup moins lesabeilles qui occupent alors lebas de la ruche. On choisit pourla faire la seule saison vraimentfavorable, c’est dans les pre-miers jours de juin (2 e . décadede prairial). Alors toute la cam-pagne est en fleurs : le temps estpropre au grand travail; en peude jours l’ouvrage est réparé etles abeilles oublient facilementcette perte.
§ VI. Attention générale surtoutes les abeilles.
« Chaque pays a son usage par»ticulier de soigner les abeilles,selon sa température et ses vé-gétaux. Il faut laisser chacunsuivre son expérience et profirter de sa situation. On sait, engénéral, que l’on doit placerles abeilles dans une expositionagréable et découverte vers lemidi. Tout le monde a dû re-marquer qu’il faut ensuite leslaisser travailler: elles aimentà être Libres, ne veulent pointêtre resserrées ni inquiétées.
» Elles ont besoin cependant,dans toutes les saisons, d'unesurveil lance altentive.il est bonde suivre constamment leurtravail et l’état où elles se trou-vent, de savoir les garantir detous les ennemis qui convoitentleur précieux dépôt, et sur-toutde leur présenter de la nourri-ture à-propos,quand on conjec-ture que leurs provisions sontépuisées, quand le printempsest contraire, quand elles ron-gent leur cire ou font tomberle miel en petits grains candis,quand elles 11e répondent quepar un bruit faible lorsque l’oni’rappe leur ruche, etc.
» Il est bon aussi de venirau secours des abeilles pour lesdébarrasser de tout ce qui lessurcharge. Elles amassent tou-jours tant qu’elles trouvent ,parce qu’elles sont avides , etqu’elles 11e savent pas quellesera l’étendue de leurs besoins.Mais leurs provisions s’altèrentl’aimée suivante, les rallentis-sent et les obstruent.