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Tome premier.
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en est retiré. Le miel qui s'ytrouve encore coule avec la ciredans un vaisseau-inférieur. Lesimpuretés, les insectes, les por-tions de couvain restent sur laclaie. Le miel est an fond et lacire se fige au-dessus.

Pour avoir encore tout ceui peut rester de cire dans lesébris qui sont sur le tamis oula claie, on les fait chauffer dansde l'eau , on les verse dans unsac de forte toile et on les metsous la presse.

» On fond la cire en painspour la vendre. On met à partles deux espèces de miel : on leslaisse écumer. On bouche en-suite les vaisseaux et on les dé-pose à la cave».

( Voyez Cire , Miel .')

§ IX. Moyen de rappeler lesabeilles à la vie.

Varron , dans son Économierurale (voyez p. 567 de la trad.)dit que lorsque les mouches àmiel avaient été surprises parune pluie trop abondante , quiles étendait a terre comme sielles eussent été mortes, onemployait, pour les sauver, unremède qui ressemble beau-coup à celui que nous venonsdimaginer pour les noyés. Onles ramassait dans un vase; onles portait dans un lieu chaudet on ne les en relirait que parun beau temps. Quand on vou-lait les retirer, on les saupou-drait de cendres de figuier, unpeu plus que tièdes; après quoion les secouait au soleil, sansles toucher avec la main.

§ X. Nourriture des abeilles.

Cest une erreur de croire quelesplantes aromatiques donnentau miel un goût agréable. Lors-que les mouches ont beaucouprécolté sur ces sortes de plantus,le miel qui en provient est âcrean goût,quoique peut-être plusagréable pour lodeur. Ainsi,cest une mauvaise précautionque de planter dans le voisinagedes ruches beaucoup de thin,de romarin , de lavande, etcM Stumpf recommande unmoyen aisé,sûr, et peu dispen-dieux de pourvoir à la subsis-tance des abeilles; cest de for-mer dans le voisin âge des ruchesdes plans de lespèce de sumachappelé le vinaigrier dAmérique ( Rhus plabrum ), et de V Asclé-pios syriaca. Lirin. (cest lApo-cyn qui porte lOuette ). Cesvégétaux fournissent aux abeil-les jusquà la fin de septembreune nourriture saine,abondanteet favorite,avantage quaucuneplante de nos jardins ne peutprocurer après le mois de juillet.

Il a remarqué que sur lesumaeh les abeilles savourentdans le plus grand silence lesuc des fleurs et peut-être desbranches remplies de gomme,quelles s'y reposent, sy fixentet y viennent sans interruptionjusquà la nuit, tandis quellesne font que voltiger autour deYAsclepias syriaca. (Journal dela Blancherie , 1786,/?. J 47 -)

On lit dans le Bulletin de laSociété Philomatique , part. / ere .n°. n, quun cultivateur nour-rissait en partie ses abeilles avec