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ôter le bois, et,autant qu’il serapossible, les mettre dans la cru-elle au sortir du fruit. Tenezla cruche exactement bouchée;exposez-la au soleil pendant 2mois ; ce terme expiré, on passel’infusion par un tamis de soie,>our en séparer les noyaux,que'on jette comme inutiles.
On remet l infusion dans lacruclie,et on y ajoute une demi-livre de sucre par pinte: on cas-sera le sucre en gros morceaux,qu’on trempera dans l’eau com-mune avant de les jetter dansl’infusion. On bouchera bien lacruche et ou l’exposera encorependant huit jours au soleil ,après quoi on filtera le ratafiapar la chausse, et on le mettraen bouteilles.
Le ratafia de noyaux de pêchese prépare de même. La saveuragréable de l’un et de l’autre ra-tafia est due au bois plus qu’àl’amande du noyau. Comme ceparfum est très-délicat, il nefaut mêler dans l’infusion au-cun aroraat étranger,tels que lacannelle, le macis, le clou degirolle, etc. ; cé serait le moyend'ôter au rntalia le parfum na-turel qu’il doit avoir.
ABSTINENCE. Il est incon-cevable coin bien l’homme peut,dans certaines circonstances ,supporter un long jeune. On ciledes exemples de fanatiques quiont passé quarante jours sansmanger, f Voy. Collect. acad. p.flr. t. ti, p. 487.) U11 fait sembla-ble est rapporté dans les actesde Leipsick, d’un fou qui, pen-dant 40 jours, n’a pris aucunenourriture; seulement il fumaitdu tabac.
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On cite dans la Collect. acad.part, i tr. tom. 2 ,p. t(io,l'exempled’une fille qui neprenait aucunenourriture, mais seulement, ettrès-rarement,quelques gouttesde jus de raisins eUi’eau sucréequ 011 lui faisait distiller dansla bouche avec une plume.
Le Journal de Verdun ., avril ,1712, pag. 289, et octobre ,1712,puge^oq, annonce 1111e disserta-tion de M. Delloye sur une fillequi a été six ans sans boire nimanger.
On m’a parlé d’une demoiselledemeurante, à Villiers-le-Bel ,près Paris , bien portante et qui11e prenait aucune nourriture.C’est un faitqui a été attesté parplusieurs personnes.
( Voy. aussi tome 7 de la Col-lection académique,part, élrang.pages 11) j , 400, G07.
Au reste, le grand apétit dansl’état naturel est souvent l'effetde l’habitude, et il serait aisé àla plupart des personnes sainesde contracter l’usage contraireet de vivre de très-peu, sans di-minuer leurs forces; ce seraitmême un moj'en de guérir biendes maux et conserver sa sauté;les épreuves faites à cet égardont presque toujours réussi.
Il faut convenir,cependant,queceux qui sont habitués à desmets délicats,éprouveraient uneprivation réelle;maiscomme lafortune et la santé ne permettentpas toujours ces jouissances ,nous invitons les hommes faitsà chercher à se contenter depeu ,-et avec le temps ils ne ver-ront pas sans étonnement que lepurement nécessaire est bienpeu de chose , que l’habitude