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fo contraire; soit qu’il y en aitde moins sensibles; soit que,dans les précédons aceouche-mens, elles ajent éprouvé untravail long ou plus pénible;soit enfin que des occupationspressées les distraient, on lesVoit attendre jusqu’au derniermoment, et être accouchées ,lorsque la sage-femme arrive.Ce ne peut donc être qu’unefemme de cette espèce qui met-tra un particulier dans le casde lui rendre un service indis-pensable , et auquel est atta-chée la conservation de sa vieet de celle de l’enfant. Voici cequ’il a à faire.
Nous supposons l'accouche-ment naturel, et cette supposi-tion ne paraîtra pas hasardée,quand on saura que sur centaccouchemens, il yen a quatre-vingt-dix qui sont uniquementl’ouvrage de la nature , et que,sur les dix autres, il y en a aumoins huit qui ne demandentqu’une pratique cotnm une. Surcent accouchemens, il n’y ena donc pas deux qui exigent dusavoir etde l’habileté.D'ailleursceux quisont laborieux , et con-tre nature, s’annoncent long-temps auparavant pour ce qu’ilsseront ; et les femmes qui doi-vent les éprouver, ne sont pasen état, dans les derniers tempsde leur grossesse, de s’occuperd’autres a lia ires que de leur si-tuation. Toutes ont soin de s’as-surer les secours qui leur serontnécessaires , et ne s’exposentpoint à les manquer. Pour ins-pirer de la cou fiance au lecteur,nous le prévenons donc que,si jamais il se trouve dans la
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nécessité d’offrir ses services àune femme en travail, les cir-constances qui la lui présente-ront, doivent la lui faire sup-poser forte relativement à sacomplexion, et facile à accou-cher.
Si donc cette femme éprouvedepuis quelques temps de fortesdouleurs qui se succèdent rapi-dement, la première chose quel’assistant a à faire, est de laplacer sur un lit, la tête et ledos appuyés sur des oreillers ,et de la manière la plus com-mode pour elle et pour l’opéra-teur. A mesure que le travailavance , les douleurs redou-blent ; et d'après des retoursplus ou moins multipliés, il sefait une évacuation plus oumoins cooieuse d’eaux gluantes.Quelquefois ces eaux s’échap-pent une demi-heure, une heureavant l’accouchement, mais or-dinairement la tête de l’eufants’engage bientôt après dans levagin. De nouvelles douleurs,et plus fortes et plus longues ,qu’il faut que la femme en tra-vail fasse valoir eu poussantfortement vers le siège , fontavancer la tête, qui enfin, pous-sée en avant, entraîne avec ellele corps de l’enfant et le restedes eaux dans lesquelles il na-g eait -
Jusques-là, il n’y a rien àfaire : la nature, cumule l’onvoit, fait tout. Cependant, nousconseillons à 1 assistant de por-ter les deux mains entre lescuisses de la mere , des quecelle-ci lui aura dit que la têteest sortie, ce que les femmessentent très-bien, pour soutenira