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mie moderne compte environtrente espèce d’aciaes.
Les acides minéraux les plusconnus sont de trois sortes, quine peuvent pas être confondues,savoir : P acide sulfurique , an-ciennement vitriolique ; P acidenitrique, anciennement nitreux,et P acide muriatique , ancienne-ment marin. L’acide sulfuriquese tire des diverses espèces devitriols et du soufre : quand onle tire du soufre, on l’appelleacide sulfurique : mais ce n’estqu’unacide vitriolique. {Voyezdans la Coll. Acad., part.franç .,tom. XVI, p. 228, un mémoirede M. Lavoisier , sur la dissolu-tion du mercure dans l’acidevitriolique, et sur la résolutionde cet acide en acide sulfureuxaëriforme et éminemment res-pirable ).
L’acide nitrique se tire duni Ire ; on l’appelle acide nitreuxou eau-forte, lorsqu’il est affai-bli à un certain degré avec del’eau.
L’acide muriatique se tire dusel commun; c'est-a-dire, du selde cuisine.L'acide muriatique,mêlé à l’acide nitrique , donneun mélange , qu’on appelleacidenitreux ou eau régale, parcequ’elle est le vrai dissolvant del’or, que les anciens chimistesregardaient comme Je roi desmétaux. Mais ces acides se trou-vent tout préparés chez les apo-thicaires et chez les distilla-teurs.
Les acides végétaux sont engrand nombre ; ils ne diffèrentcependant entr’eux qu’en inten-sité. Tels sont : le vinaigre , lessucs de citrons , de limous , de
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groseilles, d'épine-vinette, detamarins, d'oranges, de pomrnessauvages , et en général les sucsde tous les fruits qui ne sont pasmûrs.
Les acides animaux se- rédui-sent à celui qu’on tire des four-mis, et celui que donnent lesgraisses, le beurre,l’urine,etc.
Les acides, sur-tout les mi-néraux et les végétaux , sontsusceptibles de différons degrésde force et de concentration. Lachimie moderne leur a donnédifférons noms, à raison de leursmodifications. Ils sont d’ungrand usage en chimie , enmédecine, et dans les arts.Nousne pouvons pas donner ici lescaractères, les propriétés, lesvertus de ces substances, et les\ avantages qu’elles procurenttous les jours. Ce détail appar-tient aux ouvrages de chimieet autres. (Voyez sur ce JournalPo/itechnique , 2'. cah., p. 178,auquel nous renvoyons). Nousdevons nous borner à donnerau lecteur, une idée du partique l’industrie a su tirer desacides j nous allons en consé-quence lui décrire quelques ex-périences sur les couleurs.
§ I er . Quelques propriétés desacides.
Qu’on verse, par exemple, del’eau sur de l'acide nitreux,onvoit la liqueur prendre tout-à-coup une belle couleur bleue,tanuis que les vapeurs, qui con-tinuent à s’exhaler, conserventtoujours leur couleur rouge oubrune foncée. On observera quel’eau occasionne une chaleur4