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tant en dehors plusieurs divi-sions qui répondent à la capa-cité d’une très-petile phiole,ui sert de mesure. En versantans ce tube deux mesuresd’eau de chaux, et en ajoutantsuccessivement plusieurs d’eaucrayeuse bien saturée, M. deMorveau trouve qu’il en fautsix pour faire reparaître com-
E tellement la transparence tveil-lée ; ce qui n’est cependant pasexact quand on opèie avec uneeau moins saturée, rluslasalu-tion aqueuse d’acide crayeuxest chargée de ce gaz, moins ilen faut pour redissoudre le pré-cipité qu'elle occasionne d’a-bord dans l’eau de chaux, etvice versa : il faut six mesuresd’eau gazeuse tenant 48 poucesd’acide crayeux par pinte,ou 9 mesures tenant 2.4 ,ou i 5 mesures tenant 12,ou 24 mesures tenant G.Avec ces gradations, l’instru-ment indiqué par M. de Mor-veau devient une éprouvettesûre, sauf la déduction d’unepetite portion de chaux ou deterre calcaire, que les eaux mi-ses en épreuve pourraient natu-rellement contenir.
M. Pelletier a fait sur Vacidemuriatique plusieurs observa-tions intéressantes. Suivant lui,l’acide muriatique oxigené, estcelui qu’on a fait digérer sur lamanganèse , ou autre substancequi peut laisser dégager de l’airpur. h'acide nitro - muriatiquen’est propre à dissoudre l’or,que parce que l’acide muriati-que, qui le constitue, s’oxigènepar la décomposition de l’aridenitreux, qui lui est combiné.
À C I
Le gaz nitreux se convertitlui-même en oxigène, quandon emploie l’acide nitreux enmoindre quantité que l’acidemuriatique. L’acide muriatiqueoxigené, c’est-à-dire surchargéd’air pur, 11e peut s’unir auxmétaux, qu’autant qu’ils sontpourvus de leurs propriétés mé-talliques , et 11’a pas la moindreaffinité avec leur chaux. On ob-tient facilement de l’éther mu-riatique, en distillant l’espritde vin ou alcohol avec l’acidemuriatique oxigené, au moyende la nianganèze. {Nouvelles dela Ri publiq. des Lettres et Arts ,par M. ta Blenchérie , i? 85 ,p. ?î r >).
On trouve, dans les Mémoi-res de /’academie des Sciences deParis , année 1776, un mémoirede M. Lavoisier , dont il résulteque , lorsqu’on dissout du mer-cure dans P acide nitreux ,le mer-cure s’empare de l’air pur quecet acide contient. L’acide ,ainsi dépouillé, entre en ex-pansion, et s’appelle airnitieux.En recotnbinant ces deux airs,011 refait de l’acide nitreux pur,comme auparavant, avec cettedifférence qu’il est fumant. L’a-cide nitreux tiré du salpêtre parl’argile, n’est que de l’air nitreuxcombiné avec unvolume à-peu-irès égal au sien , de la portiona plus pure de l’air, et avecune quantité assez considérabled’eau; au lieu que l’air nitreuxest l’acide nitreux dépouilléd’air et d’eau. ( Coll. Acc.,pait.J'ranç., tom XVI, pag. 177 ).L'acide nitreux, suivant M. Pel-letier, ne décompose le sel caus-tique, appelé beurre d'antimoine