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Tome premier.
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Cette première épreuve, médi-tée depuis le mois d’aoùt 1782,fut faite à Avignon vers lemilieu du mois de novembre.Un petit parallelipide creux,de taffetas, chauffé intérieure-ment avec du papier, montarapidement an plaibnd.

Enhardis par cette découver-te, MM. de Montgolfier firentune seconde épreuve en pleinair , à Annonay . Us firentconstruire un globe de trente-cincj' pieds de diamètre, avecde la toile, montée sur unecharpente de bois ou de fil defer, et couverte de papier collédessus. Ils y avaient ménagéune ouverture , au - dessous delaquelle ils firent brûler de lapaille mouillée. L’air intérieurdu globe, ainsi raréfié par lachaleur, le globe s’est élevé àperte de vue , à une hauteurque les uns ont estimée à cinqcents toises, d'autres à mille. liest descendu dix minutes après.

A l’imitation de MM. deMontgolfier , nombre de bal-lons ont été enlevés de cettemanière, mais toujours à bal-lons perdus.

Il restait à tenter si l’on nepourrait pas, avec ce moyen,voyager dans l'air. On com-mença par attacher au ballon,un panier d’osier, dans lequelétaient un mouton , un canardet un coq. Le 19 novembre 178Ï,ce ballon fut enlevé à Ver-sailles . Il monta à-peu-près àdeux cents toises, se soutint enl’air vingt-sept secondes, dé-clina sensiblement, tombadansle bois de Vaucresson . Le coqeut la tête cassée dans la chiite,

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le mouton et le canard ne pa-raissaient pas avoir souffert.

Enfin les 21 novembre 178Set 24 juin 1784 , M. Pilatre deRozier eut l’intrépidité de selancer au milieu des airs dansces machines aérostaliquesqu’on nommaient montgolfiè-res, à l’aide du feu qu’ils avaient,lui et son compagnon de voya-ge , soin d’entretenir pendant la-route.

On peut voir, dans la Gazettede Frunce et daus le Journal deParis, les détails que les jour-nalistes ont reiulus de ces voya-ges aériens.

Il nous suffit de dire que lesprovisions combustibles consis-tent tout simplement dans dela paille humide et des chiffonsde laine, et qu’avec quarantesols de ces matières, on enlève,,en dix minutes de temps , unglobe contenant quarante-deuxmille pieds cubes d’air, portantune galerie chargée de vingt-sept quintaux.

Si MM. Montgolfier ne sontpas les premiers qui aient penséqu’on pourrait s’élever dansl'air au moyen d’une machinecontenant un air raréfié , ilsparaissent au moins cire les pre-miers qui aient réalisé cetteidée , au moyen d’un enve-loppe de toile et de papier ,sous laquelle 011 entretenait ,sur une grille de fer qui y étaitsuspendue , un feu coutiuuelde paille et de laine. Une deces machines pesait mille septceuts livres , et contenait tiomille pieds cubes d’air. Ona estimé que l’air pouvait peserce jour-là une once trois gros-