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vingt graînsjainsi elle déplaçait!cinq mille deux cents quatre-vingt-six livres d’air.
On croit que la chaleur del’intérieur pouvait être égale àcellede l’eau bouillante, et l’airraréfié d'un tiers.
Ceux qui étaient dans la ga-lerie suspendue, n’étaient pasexposés à une chaleur égaleà relie de l'intérieur ; malgrécela, leur situation devait être
f iénible , sur-tout à cause deeur travail continuel pour four-nir des alimensau feu.
§ II. Moyen chimique.
Lorsqu'on vit pour la premièrefois l’expérience de MM. deMontgolfier , les chimistes di-rent que , si l’on avait pu seprocurer de l’air inflammabletiré du fer, on aurait eu huità dix fois plus d’avantage parsa légéreté.
On obtient cet air inflam-mable par la dissolution de lalimaille de fer dans l’acide vi-triolique. On a tenté d'abordcetteexpérienceà ballon perdu,au Chainp-de-Mars, le 27 août1783, avec un globe de douzepieds de diamètre , du poidsde vingt-cinq livres, exécutéen taffetas enduit de gommeélastique. Ce ballon s’est perdudans les nuages en trois mi-nutes et demie; et après avoirvoyagé dans l’air pendant troisquarts d’heure, est tombé à Ge-nesse, à quatre lieues de Paris .On y a reconnu une ouvertureproduite par l’explosion du gazinflammable en contact avecl’air atmosphérique.
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Mais Je t er . décembre 1783,MM. Charles et Robert se firentenlever dans un char, ou plutôtune espèce de nacelle, attachéepar une coiffe de filet à un bal-lon de vingt-s’.x pieds de dia-mètre , rempli à une vingt-huitième partie près de l’airinfiatnmableproduit par l’acidevitriolique versé sur la limailled'acier, et qui avait passé à tra-vers l’eau avant d’arriver jus-quesdans l’intérieur du ballon.Le poids total de l'étoffe , dufilet, du char , des deux voya-geurs, du lest et des accessoires,était de 624 livres. Au signaldonné, la machine, abandonnéeà elle - même , s’éleva majes-tueusement dans les airs, à lagrande admiration de tous lesspectateurs, jusqu’à la hauteurde 5 oo toises, parcourut neuflieues pendant deux heures cinqminutes, descendit, déposa àterre M. Robert , remportaM. Charles qui continua sa rou-te, s'éleva, en dix minutes, àiô?4 toises environ, et descen-dit à une lieue et demie delà.(Voyez le Journal de Paris ,année 1785, numéros 347 » 348et 3 K 9.
Plusieurs physiciens ont ,depuis, répété ces expériences ,les uns avec succès, les autresmalheureusement: il serait troplong d’en donner Je détail. Onpeu t consul ter les difi’érens jour-naux de l’année 1784, et entreautres le Journal de Paris et lesAffiches de Province. M. FaujasdeSt.-Fondaaussi recueilli,dans1111 ouvrage intitulé : Premièresuite de la Description des Ex-périences aérostatiques y — 1784»