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Tome premier.
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§ IV. Usages des aérostats.

MM. les commissaires del’académie des sciences deParis,dans leur rappert s tir la machineaérostatique inventée par MM.de Monigolfier, nous appven-peut qu’ou peut s’eu servir pourélever des poids à une certainedistance ; pour franchir desmontagnes ; pour monter surce! lesoù, jusqu’ici, personne n’au arriver; pour descendre danses vallées; pour élever des fa-neanx, pendant la nuit, à unetrès-grande hauteur ; pour don-ner des signaux de toute espè-ce, soit à terre, soit à la mer;pour mieux connaître les vites-ses et les directions des diff'é-rens vents de l'atmosphère; en-fin pour s’élever sur la régiondes nuages , et y aller observerles météores. « On sent, ajou-» tenl-ils, que tous ces usages» se multiplieront encore, lors-» que celte machine aura été» perfectionnée,et même qu’ils» deviendrontd’une tonteantre» conséquence, si on parvient» jamais à la diriger commep tout semble en annoncer la» possibilité ».

C’est sans doute dans celteintention que quelques-uns desphysiciens, qui ont entrepris deces voyages aériens , se sontchargés des instrumens néces-saires aux observations.

M. Charles, dans son voyagedu premier décembre 1 ^ 85 , aobservé que le baromètre étaitdescendu de 28 pouces 4 liguesà 18 pouces 10 lignes, et que lethermomètre était descendu de

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7 degrés au-dessus de - à 5 de-ré au-dessous. M. de Morveau,ans son premier voyage du 20avril 1784, a observé ffue luthermomètre, depuis l'instantdu départ, est descendu de 14degrés ~, et que le baromètreavait été à 20 pouces 9 lignes;l’élévation fut estimée à ?ooutoises.

O11 lit, dans le journal inti-tulé, Nouvel/esde la Républiquedes Lettres et Arts, par M. laBlancherie Vf, p. 19b, qu’unvoyageuraérien «observé, ainsique le sieur Blanchard , quel’aimant perdait de sa vertuattractive à proportion de sonélévation dans l'atmosphère.

M. l’abbé Bertholon, aj’antélevé plusieurs globes aérosta-tiques, avec desfilsmétalliques,dont l’extrémité proche de terreétait isolée, a obtenu des étin-celles électriques, dont le nom-bre et la force étaient propor-tionnels, toutes choses égales,à la hauteur du globe. Par lemoyen d’un petit électromètretrès-sensible, il a reconnu l’es-pèce d’électricité qui régnaitdans l’atmosphère, si elle étaitpositive ou négative. Des globesarmés de pointes métalliquesont montré quelquefois des ai-grettes électriques , soit lors-qu’ils étaient retenus aune cer-taine hauteur , soit après avoirété abandonnés.

On 11e doit, dit M. l’abbé Ber-tholon, rien redouter de l’airinflammable renfermé daus lesaérostats supposés à la hauteurdos nuages orageux qui portentla foudre; ceque plusieurs per-sonnes. avaient çiaiut; car de