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offrir à nos yeux des expériencespiquantes , qui tiennent de lamagie. ( Voyez au mot JeuxPhysiques , l’art. Jeux de l'Ai-mant. ) Sa communication esttelle, que nous pouvons trans-mettre ses propriétés à l’acier.C’est par ce moyen que nousnous procurons des aiguilles ai-mantées pour les boussoles.( Voyez Boussole. ) Son incli-naison est un signe certain quiindique aux marins l’approchedu pôle ; et enfin sa déclinaison ,qui le fait varier tantôt versl’est, tantôt vers l’ouest, est unphénomène digne de l’attentiondes physiciens les plus exercés.C’était sans doute une décou-verte bien importante , que deconnaître toutes les différentespropriétés de l’aimantjmais l’in-dustrie humaine devient sou-vent rivale de la nature, en pro-fitant des indications qu’elle luidonne.
Ceux qui désireraient avoirsur l’aimant des notions plusétendues , peuvent consulter laColl. Acad. part, étrang. tome X,page 20 ", 25 g, a p, 244 , et part.Jranç. , tome Vl , page 54 , (32 ,tome Vil, page 10, 12. Voyezaussi l’ouvrage de la Métherie,intitulé : Théorie de la Terre ,tome 1 er ., page 66 .
Il n’est pas vrai que l’aimantfrotté d'ail 11’attire plus le fer.Coll. Acad, part , étrang. , tome
VI, page 554.
§ I er . Manière dé faire les ai-mans artijii.ie.ls.
L’expérience démontre tousips jours combien les aimans
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artificiels sont préférables auxaimans naturels : d’abord , àgrosseur égale , ils sont beau-coup plus forts, c’est-à-direqi»’ils attirent un poids pluspesant. Mais l’avantage le plusprécieux , est qu’ils communi-quent aux aiguilles des bous-soles , en les passant seulementdessus , dans la direction desôles , une vertu directrice , deeaucoup plus longue duréeque celle que peuvent procurerles pierres d’aimans naturel-les M. Baradelle , ingénieurpour les instrumens de mathé-matiques, s’est attaché particu-lièrement à composer de cesaimans artificiels , et en a faitqui levaient depuis une livrepesant jusqu’à cent livres.
M r . l’abbé Lenoble a fait desaimans artificiels qui portaientjusqu’à six cens livres ; mais ilsperdent aisément les deux tiersde leur force. C’est même , engénéral, un des défauts des ai-mans artificiels, que de dimi-nuer de force lorsqu’ils ne sontpas chargés.
La méthode commune pourfaire l’aimant artificiel , con-siste à choisir des lames de fleu-ret bien trempées , polies , etégales en longueur, largeur etépaisseur ; à les aimanter sépa-rément sur le pôle d’une pierred’aimant naturel , bien armée),ou sur celui d’un aimant artifi-ciel ; à appliquer toutes ces la-mes les unes sur les autres , demanière que les pôles de mêmenomsoienl tous rangés du mêmecôté : on assujétit ensuite toutesces pièces avec des bandes decuivre que l’on serre avec des5