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ris. Ce faisceau de lames d’acierest l’aimant artificiel.
On se contente quelquefoisd’unir ensemble plusieurs lamesde fleuret aimantées , chacuneséparément, et auxquelles onconserve toute leur longueur.On les tient assujéties par descercles de cuivre, en prenantgarde que tontes leurs extrémi-tés soient bien dans le mêmeplan. C'est sur cette extrémitéqu’on passe les lames d’acier etles aiguilles que l’on veut ai-manter ; et ces sortes d’aimansartificiels sont préférables àbeaucoup d’aimans naturels.Ces aimans artificiels serontd’autant meilleurs, qu’ils serontconstruits d’excellent acier bientrempé et bien poli ; qu’ils au-ront été passés sur le pôle d’unaimant naturel ou artincielbienvigoureux ; qu’ils auront plusde longueur; enfin qu’ils serontrassemblés en plus grand nom-bre. Comme il arrive quelque-fois , qu’avec ces précautions leslames d’acier ne reçoivent pastoute la vertu magnétique dontelles sont susceptibles, M. Mit-chell , physicien anglais , a ima-giné le procédé de la doubletouche. On le pratique de lamanière suivante :
On prend douze lames d’acierapplati , de la longueur de sixpouces , sur une largeur de sixlignes, et d’une épaisseur tellequ’elles ne pèsent qu’environ ionce ^ quarts. On les lime, onles polit, on les fait rougir à unfeu modéré , et on les trempe;on fait ensuite une marque àl’une des extrémités avec unppinçon. Cette extrémité mar-
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quée sera destinée à devenir !•pôle austral, et celle qui n’estpas marquée le pôle boréal. Onobservera qu’on est convenu ,en fait de magnétisme , d’ap-peller pôle, austral de l’aimant ,celui qui est plus près du sud,et pile, boréal, celui qui est plusprès du nord. Le méridien ma-gnétique est le plan perpendi-culaire à l’aimant, suivant lalongueur de son axe , qui passapar conséquent par les pôles.( Ce n’est cependant pas l’avisdu cit. Hauy : voyez les raisonsqu’il en donne dans ses leçonsaux écoles normales, tome VI,page 192 , où il démontre quece qu’on nomme pôle boréal estle pôle austral, et le pôle australle pôle boréal. )
Après cette préparation , onmet six de ces barres sur unetable, à la suite l’une de l’antTC ,de sorte qu’elles représententune seule ligne droite , suivantla direction du méridien ma-gnétique à-peu-près ; et 011 lesassujétira de manière que tou-tes les extrémités marquées avecle poinçon soient tournées versle nord , et touchent l’extrémitéde la barre qui n’est pas mar-quée. On prend une pierre d’ai-mant armée , que l’on couchesur une des barres, de manièreque le pôle du nord soit tournédu côté de la barre qui est mar-quée , et qui doit devenir pôleaustral ; et que le pôle australdelà pierre soit tourné, au con-traire , du côté de la barre nonmarquée , qui doit devenir pôleboréal. On passe ensuite et l’onrepasse cet aimant tout le longde la ligne formée par les six