Band 
Tome premier.
Seite
73
JPEG-Download
 

A I M

française, tom. X, pag. i 58 ).

En 1772 , M. Lenoble a pré-senté à l’académie des sciences,des aimans artificiels , d’uneforce singulière. (Voyez Coll.Acad., part, franç., tom. XV,

p. 2 r ) ).

Il est des moyens de donner aufer une vertu magnétique très-considérable , et même d’aug-menter cel le desaimans faibles,au point de les rendre très-vigou-reux. M. Knight, du collège dela Magdelaine à Oxfort, a ai-manté à un tel dei;ré un aimantfaible, qu’il a fait évanouir lavertu de ses pôles, et leur en asubstitué ensuite d’autres, plusvigoureux et directement c.on-trairesjensortequ ilinet le pôleboréal où était naturellementle pôle austral, et vice versa.De plus, il plaça les pôles d'unaimant où était auparavant l’é-quateur,et l’équateuroù étaientles pôles. Dans un aimant cy-lindrique , il mit un pôle boréaltout autour de la circonférencedu cercle, qui fait une des ba-ses , et le pôle austral au centrede ce même cercle, tandis quetoute la circonférence de l’autrebase était un pôle austral, et lecentre un pôle boréal. Il fit cesexpériences en présence de lasociété royale de Londres. On levit placer à sa volonté les pôlesd’un aimant ; par exemple, ren-dre pôle boréal le milieu d’unepierre, et pôle austral les deuxextrémités. Enfin , dans un ai-mant parailélipipède, il plaçales pôles aux deux extrémités,de telle sorte que la moitié su-périeure de la surface était pôleaustral, e; la moitié inférieure

A I M 73

pôle boréal : la moitié supé-rieure de l’autre extrémité étaitpôle boréal, et l’inférieure pôleaustral.

Il est vraisemblable que M.Knight réussissait à produiretous ces elfels , par quelquesmoyens analogues à celui quia été révélé au public par M.Mitchell ; c’est - a ^dire , par lesecours des aimans artificiels,faits avec des barreaux d’aciertrempés et polis, aimantés de lamanière que l’on nomme dou-ble touche , et que nous venonsde décrire. ( Voyez Y Encyclo-pédie , au mot Magnétisme ).

Suivant 'VI. Duhamel, pourfaire acquérir à un morceaud’acier une force de beaucoupsupérieure à cel le qu’il acquére-raiten l’aimantant à l’ordinaire,il ne faut que le joindre à unautre, beaucoup plus long , enle laissant déborder d’environun pouce ; et si on coupait iné-galement en deu>ç un aimantartificiel, qui est, comme onsait, un far sceau de lames d’a-cier aimantées, le petit boutdevrait soutenir un bien plusgrand poids que l’autre. ( Coll.Acad., part, franç. , tom. IX ,p. 54 . Voyez aussi t. II, p. 11 j.

M.de Èuffon (Hist.Naturelle,suppléai., tom. II, p. 91), «éprouvé que tout le fer, quel’on fait casser à froid et à grandscoups de masse , non-seulements’écnauffe au point de brûlertrès-vivement, mais qu’il s’ai-mante, comme s'il eût été frottésur un très - bon aimant. As-suré de la constance de cetcffet,par plusieurs observations suc-cessives, il a voulu voir si, saç«