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Tome premier.
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percussion, il pourrait de mêmeproduire, dans le fer, la vertumagnétique. Il fit prendre, pourcela, une verge de trois lignesde grosseur, du fer le plus liantel ie plus difficile à rompre ; etl’avant l'ait plier et replier parles mains d’un honnne fort, 7à 8 fois de suite, prenant gardede le casser, il trouva le fer très-chaud à l’endroit où on l’avaitplié, et il avaiten même tempstoute la vertu d’un barreau bienaimanté. (JS.aussiCo/lect. Acad.,part.fr ., tom. VI , p. fi4, 6a).

M. de Réaumur avait fait lamême remarque que M. deBuf-fon, et l’on trouve dans la Cvl/.Acad ., part, franç., t. V , p. 4 ~>les différens essais qu’il a faits àce sujet.

M.üfn/re/,delasociétéroyalede Londres , a aimanté des bar-res d’acier ,en les frottant, étantposées sur une enclume bienpolie, toujours dans le mêmesens et suivant leur longueur,avec un gros barreau de fer nonaimanté, mais tenu dans uneposition verticale, dont l’extré-mité inférieure est arrondie etbien polie. En répétant ce frot-tement un grand nombre de foissur toutes les faces de la pièced’acier qu’on veut aimanter ,elle acquiert autant de vertumagnétique que si elle eût ététouchée par le meilleur aimant.C’est ainsi qu’il a aimanté desaiguilles de boussole, des lamesd’acier destinées à faire des ai-mans artificiels et des couteauxqui pouvaient porter une oncetroisquarts.

Dans les morceaux d’acierqu’on aimante de cette manière,

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l’extrémité par où l’on com*mence le frottement se dirigetoujours vers le nord ; et cellepar où l’on finit le frottementse dirige vers le sud , quelquesoit la situation de l’acier surl'enclume.

On pourrait citer encore iciles réflexions de M. delà Rire ,consignées dans le tom. I tr . dela Collect. Acad ., paît, franç .,pag. 410, sur l’aimant qui s’esttrouvé dans le clocher neuf deISiotre-Danie de Chartres .

Ces faits prouvent qu’on peutse procurer des aimans artifi-ciels sans le secours de l’aimantnaturel ou artificiel; et mêmeun morceau de fer quelconquede forme oblongue , qui de-meure pendant quelque tempsdans une position verticale, de-vient de lui-même, par sa seuleposition , un aimant d’autantplus parfait, qu’il est resté pluslong-temps dans cette position.Les pelles, les pincettes, les1 barreaux de fer des fenêtres,et généralement toutes les pïè-cesdeferqui restent long-tempsdans une situation perpendicu-laire à l’horison, acquièrent unevertu magnétiqueplus ou moinspermanente , suivant le tempsqu’elles sont demeurées en cetétat.

M. de la Rire , d’après uneobservation de M. Rohault,àfait quelques expériences pours’assurer s’il était vrai qu’unaimant plus faible enlève quel-quefois, à un aimant plus fortque lui, un morceau de 1er qu’iltient suspendu. (Voyez Coll.Acad , part, franç. , t. 4 j P- 5 a).

J’ai lu quelque part qu’on