avec son propre système. Ledocteur Priestley avait annoncéue les plantes étaient douéese la propriété de corriger l’airet de rendre pur un atmosphèredans lequel elles végètent. Maisbientôt il fut obligé d’abandon-ner nette assertion. Tantôt lesplantes purifiaient l’air ; tantôtelles l’infectaient.
A peine le docteur Ingen-houz eut - il commencé ses re-cherches, que la scene la plusintéressante s’ouvrit à ses yeux.Jl vit que la présence ou l’ab-sence du soleil était le nœud del’énigme;qnelesp!antesavaientla faculté de corriger l’air im-pur en peu d’heures, et que cetteopération, si merveilleuse,n’é-tait pas due à la végétation ,mais à la lumière du soleil. 11observa que les plantes qui re-çoivent l’influence de cet as-tre, analysent l’air moins pur,qu’elles 11 e cessent de pomperdans l’atmosphère, pour le luirestituer dans l état d'airdéphlo-gisfiqué , et conséquemment leplus pur possible; qu’elies ver-sent alors une pluie de cet airvital et dépuré, qui, en se ré-pandant dans l’atmosphère,con-tribue il entretenir la salubrité;car il ne faut pas s’imaginer quece soit le soleil qui purifie l’air :au contraire, eu favorisant lesexhalaisons de la terre, il ajoutesouvent à son insalubrité ; maisce qu'il ne fait pas lui-même ,il le fait faire aux plantes. Eneffet,, ces mêmes plantes quiexhalent un air si pur lors-qu’elles jouissent de la faveurdu soleil, si elles sont ombra-gées par l’épaisseur des forêts,
par des bâtimens élevés , ellesiie s’acquittent plus de ce de-voir; au contraire, elles exha-lent un air malfaisant et nuisi-ble aux animaux qui le respirent.Ce n’est que quelques heuresaprès que le soleil a paru surl’borison, que les plantes re-prennent celte fonction impor-tante de purifier J'air. A l’ap-proche de la nuit, elles suspen-dent leur opération , si l’on enexcepte un petit nombre quiprolonge cet effet salutaire. Onobservera que si toutes le? plan-tes les plus âcres, les plus puan-tes , les plus vénimeuses jouis-sent de cette propriété , toute*les parties des plantes n’en jouis-sent pas ; il n'y a que les feuilleset les tiges vertes : et dans lesfeuilles, c’est la partie inférieu-re qui est principalementdesti-néeà cettefonction. Elle distilleun air plus pur et enplusgrandeabondance que ne le tait la partiesupérieure de la même feuille.Ce ne sont pas non plus les plusjeunes qui sont les plus douéesde la vertu de donner un airpur ; au contraire, plus elles,ont pris d’accroissement , plusel les jouissent de cette vertu ana-lytique.
Dans le nombre des plantes,il y en a, et sur-tout les plaptesaquatiques, qui excellent danscelte opération , et on a tortd’arracher celles qui croissentdans les endroits marécageux.La nature, si souvent accusée,mais si sage dans ses opérations,et que les sciences ne cessent devenger desimprécatious hasar-dées contre elle, la nature nefavorise l’accroissement de*