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Tome premier.
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plantes aquatiques, ne donne àleurs feuilles autant d’étendueet d’épaisseur, que pour corri-ger l'insalubrité qui résulte dela stagnation des eaux.

Le propriétaire d’une fameu-se auberge jugea à propos defaire arracher les plantes quicroissaient dans une vaste marreservant d’abreuvoir aux che-vaux. La marre nétoyée, lesanimaux refusèrent des’y abreu-ver , et ceux que la soif sol-licitait de boire enfin de cetteeau, furent malades, accidentauquel on n’a remédié qu’enreportant dans cette marre l’es-pèce des plantes qu’on en avaitarrachées, plantes dont la fonc-tion est d’enlever à de pareilleeau le principe inflammable, etl’air qui nuit non-seulement àsa salubrité, mais encore à cellede l’atmosphère dans laquelleelle s’évapore.

Il n’cn est pas de même desfleurs et des fruits. Les fleursçorroinpent constamment l’air.Enfermées dans une masse d’air,elles le rendent mortel, et dis-tillent, qu'elles soient ou nonexposées à l’inllueucedu soleil,un poison réel et des plus terri-bles. Une bougie qu’on vientd’éteindre et qui offre à peineune étincelle, se rallume avecexplosion dans l’air que lesfeuilles distillent dans le jour.Une bougie allumée , au con-traire, s’éteint dans l’air quedonnent les fleurs. Le premierest, de tous les airs, le plus vi-tal : dans le deuxième , les ani-maux seraient tués en uu clein-d’œil. Il en est à-peu-près dewqme de l’air que donnent les

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fruits. La pêche, le plus déli-cieux de tous, peut, sur-toutdans l’obscurité, infecter unemasse d’air; et quelques racine*sont , à cet égard, comme lesfleurs et les fruits. Ces effets ter-ribles n’ont lieu que dans unemasse d’air donnée , que dansune chambre à coucher, parexemple, petite, bien close etdans laquelle on laisse impru-demment séjourner des fleurs;mais l’air qu’elles émanent neconserve point sa vertu délétère,lorsqu’il est noyé dans le vasteocéan de l’atmosphère, où lescorps sont dans un état conti-nuel de décomposition et de ré-composition ; ainsi l’on peut sepromener impunément tfans unjardin embaumé de l'odeur desfleurs. {Journalde Buc’hoz, 1780,tom. III, p. 36 ?.).

M. l’abbé Richard a fait im-primer, en 1771, une histoirenaturelle de l’air et des météo-res, en 10 volumes, et il 11’a pastout dit. On doit juger par-làcombien celte matière est iné-misable. Nous n’avons point eu'intention de donner un traitéde l’air, mais seulement de re-cueillir , pour ceux qui vou-dront y travailler , quelquesmatériaux que nous avons trou-vés épars et disséminés. Oupeut consulter encore d’autresarticles de ce Dictionnaire, teLque Baromètre , Machine pneu-matique , Thermomètre, Balancede l'atmosphère , Manomètre ,Ventilateur , Eudiomètre , Ob-servations météorologiques.

Il nous reste à présenter quel-ques questions proposées parplusieurs académies.Nous igno-