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Tome premier.
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A L P

almanach instructif pour lesgens de la campagne , qui leurindiquerait , d’après les com-binaisons du passé , ce qu’ilsont à attendre en semblablescirconstances. Ainsi unautomnehumide avec un hiver doux',est suivi ordinairement d'unprintemps sec et froid. Au con-traire , un hiver sec est suivid’un printemps humide ; et àun printemps et à un été hu-mides , succède un automne se-rein. Les saisons ont alternati-vement une constitution diffé-rente. Si les feuilles tardent àtomber en automne , elles an-noncent un hiver rude, parceque les vents chauds et humidesayant régné l’automne , l’hiverne sera pas de même.

M. l’abbé Toaldo a donné,sur cet objet, d’excellentes re-cherches, fruit de longues ob-servations ; on en trouvera l’ex-trait dans le Journal de Phy-sique des mois d’octobre etnovembre 1777.

On trouve dans les Mémoiresde Berne , 1111 avertissement:en dix ans on a une mauvaiserécolte , deux médiocres, cinqordinaires et deux bonnes.

(Voyez Calendrier. )ALPHABET UNIVERSEL.Leibnitz et le P. Lamy , ontconçu le projet d’une langueuniverselle j mais ces projetssont restés sans exécution , parla difficulté de les établir et deréunir le consentement de tousles peuples de la terre. Le mêmeobstacle s’opposera sans douteà. l’établissement d’une manièred’écrire , qui soit commune àtous les hommes , et par la-

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quelle ils puissent se commu-niquer leurs pensées,d’un boutdu monde à l’autre. ( Voye*Pasigruphie. )

Dans le Journal des Savons ,iGcp, page 55 t de la i rc . édit.,et page 260 de la ?. e . , il estquestion d’un alphabet univer-sel , proposé par J. Ludolf , aumoyen duquel il s’est figuréque toutes les nations du mondecourraient écrire chacune eneur langage , et se communi-quer entre elles.

Sturinius , dans son Collegiutnexperimentale , annonce uneinvention pour lire et écrire enquelque langue que ce soit,invention déjà décrite par Scho-tus Beker. ( Voyez le Journaldes Savons , )6 n 8, p. 56 de lai rc . édit., et p. ?.?. de la 2 e . )

ALUN SUCRE. Les femmes11e manquent pas de recourir àl’art lorsque les disgrâces acci-dentelles de la nature ont altéréleur beauté. Voici une prépa-ration qui nous a paru pouvoirêtre employée sans danger. Oufait cuire des blancs d’œufs etde l’alun dans de l’eau rose: onen fait une pâte, à laquelle ondonne la forme de petits painsde sucre. La vertu astringent#de l’alun est tempérée par cemélange. Les femmes fontusagede cette pâte comme cosméti-que, pour donner plus de fer-meté à la peau. (Voyez Cosmé-tique ).

AMADOU. Si l’on manqued’amadou à la campagne , onpeut facilement en faire soi-même. On cueille quelqu’un deces agarics qui croissent sur leéhêne, Lorrne ou autres arbres ;