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Tome premier.
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sont exercés sur cette matière.On peut voir , dans les Mé-moires de VAcadémie , les tra-vaux des P. P. Fabry et Taquetet de M. Va ri gnon , sur cet ob-jet, année 171 7 , ainsi cjne l’ar-ticle Allée de Y Encyclopédie.Nous n’entrerons point dans ledétail des démonstrations scien-tifiques de ces messieurs. Nousnous contenterons de rapporterla solution qu’en donne M Da-Icmbert, à l’article Parallélismedes rangées (Tarbres, de la m'rneEncyclopédie.

Il est d’abord évident que ,pour que les arbres paraissentparallèles, vusen perspective, ilfaudrait qu’ils ne le fussent réel-Jementpasjmaisquel le directionfaut-il donner aux rangées, donton forme des allées ? « S’il nousest permis, dit M. Dalembert,dans l’endroit cité ci-dessus,de hasarder ici nos conjectures,nous croyons que les deux ran-gées d’arbres dont il s’agit ,doivent être deux lignes droitesdivergentes. Voici les raisons .continue cet académicien , quinous portent à le penser. Quand011 regarde une allée d’arbres,plantés sur deux lignes paral-lèles , ces deux rangées parais-sent se rapprocher et tendre às’unir ; mais chacune des deuxrangées conserve toujours l’ap-parence de ligne droite. Lesintervalles , entre les arbresopposés, paraissent décroissans,non pas précisément parcequ’ils sont vus sous des anglesdécroissans, mais parce que lespieds des arbres éloignés sontjugés plus proches qu'ils 11e sonten effet ». suit la démonstration

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géométrique , pour laque’lenous renvoyons à YEncyclopé-die , article Parallélisme. Onpeut voir aussi un mémoire deM. Bougner, dans ceux de l’A-cadémie , pour l’année 1760,dans lequel ce savant conclutabsolument comme M. Dalem-bert. ( Voyez Optique, 9*. Illu-sion. )

ALMANACH. Il est plusimportant qu’on ne pense, deconserver la mémoire de cer-taines époques de la nature, soitrelativement à la températurede l’air , soit relativement auxproductions. Le départ ou l’ar-rivée des oiseaux de passage,avancé ou retardé , la naissancedes insectes, le développementdes bourgeons, des plantes, letemps delà floraison, certainesmaladies plus communes surles hommes ou sur les animaux,l’abondance ou le défaut dequelques productions ; toutesces choses et beaucoup d’antresqui ne sont pas les mêmes toutesles années , tiennent aux cir-constances des saisons ; l’exa-men de ces circonstances peutconduire à prévoir ce qui doitarriver. Les habitans de lacampagne ont là-dessus leurspréjuges, qu’il faudrait vérifierpour les détruire ou les assurer.Enfin ces observations, éten-dues , bien faites et suivies uncertain nombre d’années, vau-draient bien celles des thermo-mètres et baromètres qu’ondonne toutes Jes années , etpresque toujours isolées de l’in-fluence des saisons sur les pro-ductions : on pourrait, au boutd’un certain temps, en faire un