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comparer les forces qui ont faitéquilibre en différens temps.
On peut voir dans l’^rt desExpériences de M. l'abbé Vo//ef,ton). III, pag. 60 , la descrip-tion de deux machines qu’onpeut faire aisément,et qui n'exi-
f ;ent pas une grande dépense ;’une pour faire connaître ladirection des vents, l’autre pouren indiquer la force.
Au surplus, on assure queles hygroscopes faits avec desboyaux de chat annoncent assezexactement les variations quidoivent arriver dans le vent ;mais quoique ce fait soit attestépar quelques physiciens, il au-rait encore besoin d’être vérifié.( Voyez l’article Observationsmétéorologiques , § III).
ANÉMOSCOEE. (VoyezAnémomètre ).
ANGLSCOPES ou ENGIS-COPES. C’est le nom qu’ondonne aux microscopes simples,apparemment , dit M. l’abbéNollet , parce qu’on s’en sertassez communément pour voirles anguilles ou petits serpensdans le vinaigre, et dans la collede farine aigrie. Ils n’ont qu'uneseple lentille, pour l’ordinaire,d’un foyer très - court. Le P.Latorre, dans un ouvrage pu-blié en 1765 , sous ce titre :~Nuove osservazioni intomo lastoria naturale ,, donne un dé-tail fort curieux sur la manièrede fondre du verre en petits glo-bules , et d’en former des an-giscopes. Avec une flamme ani-mée par le soufle, non-seule-ment on amollit le verre, maisquand on 11’en prend qu’unepetite quantité à-la-fois, on leTome I.
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fait Couler, et il se met en pe-tites gouttes très-rondes. Si vousmouillez,par exemple, le boutd’une aiguille à coudre , et quevous y attachiez une parcellede beau verre blanc , en la pré-sentant au bord de la flamme,vous la ferez fondre, et elleprendra la forme d’un globule.La même chose arrivera, si vouschauffez de la même manièrele bout d’un tube capillaire.Ces globules de verre bien choi-sis (car il en faut faire plusieurspour en trouver un bon) et ma-niés par un homme adroit, fontde très-bons microscopes qui necoûtent pas beaucoup, étant en-châssés d ns des lames de mé-tal fort minces, avec une très-petite ouverture. ( Voyez Mi-croscope ).
AN 1 S. On distingue deuxespèces d’anis, celui de notrepays qui est fort commun dansles jardins, et l 'unis étoilé , fruitd'une plante exotique, connuesous le nom d ebadiane. Commel’un et l’autre abondent en huileessentielle,on en lire par distil-lation une liqueur spiritueuse,et par simple infusion un rata-fia agréable.
§ I er . Ratafia d’anis.
On pile, en poudre fine, 6onces d’anis ou de badiane; onfait infuser cette poudre 1 5 joursdans 9 pintes d’eau-de-vie; ondistille au filet médiocre. Sil’es-prit est suffisamment imprégnéd’odeur, on s’en tiendra à cetteseuledistillation; faute de quoi,après avoir retiré six pintesd’esprit, on coliobera ; à la ser