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Tome premier.
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roues : c’est ainsi que nous aparu construit celui que nousavons vu à l’Observatoire.

Si l’on veut mesurer la forcedu vent, on fait faire un châs-sis, au haut duquel seront per-cés deux trous , pour recevoirdans l’épaisseur des deux mon-tans un axe, qui doit porteri°. d’un côté, et en dehors dumontant, une roue à vent, gar-nie de ses ailes; 2°. entre lesdeuxmontans,une poulie; 5 °. del’autre côté, et aussi en dehorsdu montant, un cadran attachéferme audit montant, et diviséen trente-deux parties, et a soncentre percé comme le mon-tant, et traversé par l'essieu :au-dessous de l’axe , et assezbas, sont deux traverses, toutesdeux percées à plomb sous lecreux de la poulie , avec cettedistinction , que la traverse laplus basse est percée d’un plusgrand trou ; on fera passer untuyau dans les trous des traver-ses, pour faire tourner libre-ment le châssis sur le tuyau. Onarrêtera bien le tuyau sur l’en-droit exposé au vent ; l’on atta-chera une corde à la poulie ci-dessus, laquelle passera dans letuyau, jusqu’à ce qu’elle viennejoindre et tourner sur une autrepoulie , dont l’essieu porteral’aiguille du cadran; le reste decette corde sera chargé de plu-sieurs petits poids encnapelels,et posé sur un plan horizontal.

Quand le vent souillera, lapremière poulie enlèvera lespetits poids à la violence duvent. Cette corde ainsi tirée ,fera tourner l’aiguille, et mar-quera le degré du vent. Onatta-

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citera au haut d’un des montai!*une espèce de girouette qui feratourner les ailes de la roue àvent du côté convenable.

Le journal intitulé , Nouvel-les de la République des Lettieset Arts , par M. la Blancherie ,

1786, p. 485 , donne la descrip-tion de l’anémomèlredontquel-ques amateurs de la physiqueexpérimentale se servent euAngleterre.

O11 peut voir dans les Mémoi-res de l'académie des sciences ,année « 754 , p. 123, la descrip-tion du fameux anémomètreque M. le comte d’Onscmbrayavaitfaitconstruiredanssa mai-son de campagne, à Bercy, prèsParis . Celte machine , non-seu-lement marquait la direction etla vitesse des vents, maisencoreelle en tenait compte pour l’ob-servateur absent; en sorte quel’on voyait après 24 heures quelsvents avaient régné , et quelsavaient été, pendant cet espacede temps, la durée et la vitessede chacun. Voyez, aussi Journaldes Savons , i^ 38 , p. 433 .

M. l’abbé Nollet dit, qu]onpeut connaître la force relativedes vents, par le moyen d’unpetit moulin , dont l’arbre estgarni d’une fusée conique , surlaquelle 011 enveloppe une cordaqui tient un poids suspendu; caren exposant cette machine àl’air libre , et dans une direc-tion convenable , le petit mou-lin tourne d’abord , et s’arrêteensuite quand lepoids qui tournesur la fusée lui fait équilibre :or, comme les rayons de cettefusée sont connus ou facilesconnaître , on peut aisémentcomparer