ii6 A P O
laquelle nous ne pouvons don-ner aucuns détails. (Vovez Co-ton ).
APOPLEXIE. Toutle inondesait que l’apoplexie est une ma-ladie funeste, dont les attaquessuspendent tous les mouvemensvolontaires et l’exercice dessens , tant internes qu’exter-nes. Dans ces circonstances,lés remèdes ne sauraient êtretrop prompts.
On a vu des personnes rap-pelées à la vie, dans ces ino-mens critiques, où la prompti-tude seule du secours peut sau-ver le mafcode : deux pincéesde sel gris, jetées dans la bou-che, ont produit quelquefoiscet admirable effet.
§ I er . Secours dans l'apoplexie.
Nous ne dirons ici qu’un motdelà machine de rotation,quel’on a proposée contre cette ma-ladie. On met le malade sur ungrand rond, qui peut tournersur un axe ; la tête au milieu durond et les pieds aux extrémités.La machine en mouvement, etle sangsuivantlesloisde la forcecentrifuge, doit se porter de latète aux extrémités. Ce moyen,qui peut être bon dans quelquesoccasions, est certainement in-suffisant dans beaucoup d’au très,et difficile à pratiquer.
Un autre remède , dont leseffets paraissent au moins aussicertains, est l’ alkali - volatil-jluor. On commence par en fairerespirer au malade, ensuite onlui eu donne e.o ou 20 gouttesdans un demi-verre d’eau, qu’ontùche de lui faire avaler. Dans
A P D
un petit ouvrage de M. Sage tcité article Alhali-volatil-Jluor(V. Alkali , § II ), on lit l’ob-servation , au sujet d’un garçondu jardin desFlantes, guéri parce seul remède, d’une apoplexiequi l’avait presqu’enlièreinentprivé de mouvement.
Mais une attention qu’il fautavoir avant tout, c’est de placerle malade au grand air , Ou dansune chambre dans laquelle cir-cule un air très-libre ; de luitenir la tète très-élevée et lesjambes pe.ndautes ; de lui ôtertout ce qui serait dans le cas dele gêner, autour du cou et desreins; de lui lier les jarretièresfortement, afin d’empêcher leretour des fluides vers les par-ties supérieures ; enfin déchar-ger quelqu’un d'aller prompte-ment chercher un médecininstruit et expérimenté, parceque cette maladie cruelle estsur-tout une de celles dont Ie 3suites dépendent delà manièredont elle est traitée dans ledébut.
§ II. Signes avant - coureurs deV apoplexie.
L’extrémité mal heureuse danslaquelle on est réduit en quel-ques instans par cette terriblemaladie, doit faire desirer deconnaître les moyens de la pré-venir, s’il est possible. Or, onne peut parvenir à cette con-naissance qu’enétantinstruit doce qui se passe chez la personnequi en est menacée, quelquesjours avant celui où elle estattaquée. C’est ce qui nous en-gage à en exposer ici les signes