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leilqui frappent les productionsgelées. M. Mallet, pour garan-tir les arbres en fleurs couvertsde la gelée, a proposé d’arroserles fleurs et les feuilles avant lelever du soleil , avec de l’eausortant d’un puits. Cette pluieartificielle fait fondre les gla-çons. (_ Feuille du Cultivateur ,totn. 4, p. 1 5 1 ).
Les fruits sont, comme lesfleurs, sujets à tomber. On voitdes arbres qui , après avoir eugrande abondance de fleurs,sont couverts de jeunes fruits ,qui promettent la plus abondan-te récolte ; mais il arrive quel-quefois que presque tous se dé-tachent et tombent de l’arbre.Cet accident n’est que trop or-dinaire aux pommiers, et sur-tout aux poiriers, soit en pleinvent, soit en espaliers. On pré-tend que le moyen de prévenirces accidens, est de percer l’ar-bre avec une tarrière jusqu’àson centre, à hauteur de terred’un demi-pied , d’y enfoncerune cheville de bois , de ma-nière que la tête en reste ca-chée dans l’arhre ; dès-lors onverra que les fruits, dès cetteannée et les suivantes, ne tom-beront plus. Si le fait est vrai,la raison physique ne paraîtguère se présenter aussi natu-rellement que celle du procédéci-dessus.
On lit dans le Journal de M.l'abbéRozier, pour l’année 1772,que M. Mustel, chevalier del’ordre militaire de St.-Louis ,ayant , deux années de suite ,coupé les pétales des fleurs depoiriers,a observé que les fruitsréussissaient mieux que lors^
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qu’on les conservait; mais qu'ilfallait prendre garde de couperles étamines : de sorte qu’en1772, année où les poiriers onteu peu de fruits, une partie deceux auxquels on avait coupéles pétales s’est trouvée chargéede beaux fruits. Cette expérien-ce est importante, et mérited’être suivie. ( Poyesaussi Co/l.Acad. , part, franç. , t. XV ,p. 192,200 ).
§. II. Moyen d'en accélérer làdéveloppement.
M. de Buffon, qui a fait plu-sieurs expériences pour augmen-ter la force des bois, nous dit,dans le 5 e . tome du Supplémentà l'Histoire naturelle 1 , p. 282,qu’un moyen sûr de hâter laproduction des arbres fruitiers,est d’enlever des ceintures d’é-corce, de 5 pouces de largeur,à 5 pieds au-dessus de terre, enconservant seulement l’aubierà nud et entièrement à décou-vert. Ils fleurissent quelquefoistrois semaines avant les autres,et donnent des fruits hâtifs etassez bons la première année.Il a même vu des l’iuits sur unpoirier dont il avait enlevé non-seulement l’écorce, mais mêmetout l’aubier, et ces fruits pré-maturés étaient aussi bons queles autres. Il a fait écorcer, dehaut en bas , de gros pommierset des pruniers vigoureux ; cettaopération a fait mourir, dès lapremière année, les plus petitsde ces arbres : les gros ont quel-quefois résisté deux ou troisans; ils se couvraient, avant la■saison, d’une prodigieuse quan-