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filé de fleurs ; mais le fruit quileur succédait ne venait jamaisen maturité, jamais même àune grosseur considérable. Engénéral, de quelque façon qu’onintercepte la sève, on est sûr dehâter les productionsdes arbres,sur-tout l’épanouissement desfleurs et la production des fruits.Aussi a-t-on indiqué de fairesur quelques branches à fruits,une levée circulairede quelqueslignes de l’écorce. On assureque par ce moyen la sève des-cendante est arrêtée et tourne auprofit du fruit. On peut, si l’onveut conserver cette branche ,substituer à la lisière enlevée,du fil ciré recouvert de l’ora-guent de St.Fiacre. ( Voyez cetarticle ci-après, §. XI ).
Le Bulletin de la société Phi-lomatique , du mois de janvier17p?., n°. 7 , du mois de juilletde la même année , n°. iô, etdu mois de juillet >705, n°. 25 ,fait mention d'expénences quiconfirment ce qui a été dit ci-dessus relativement au succèsde l’incision circulaire de l’é-corce , pour l’accélération de lamaturité des fruits. (V. ce quien est dit ci-après, §. XIII ).
-g. III. Moyen de garantir lesarbres de la gelée.
Pour expliquer le phénomè-ne de la gelée sur les végétaux,jl est nécessaire de rappeler iciquelques principes de physiqueet de statique végétale. L’eauoccupe plus de place sous l’étatde glace que lorsqu’elle est flui-de , au lieu que la graisse etPliuile de* végétaux en occu-
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pent moins dans l’état de con-gélation que dans celui de flui-dité. Les arbres, sur-tout ceuxdont les feuilles tombent en au-tomne, boivent pendant l’étéune quanti té considérable d’hu-midité, et l’évaporent de même.Suivant les expériences du cé-lèbre M. Haies , un arbre qui ases feuilles, aspire de l’atmos-phère 5 o fois p lus d’eau que celuiqui n’en a pas. Les feuilles sontdonc l’organe par lequel les ar-bres absorbent tant d’humidité.Les’ aisseaux des jeunes rejétonssont à proportion plus gros queceux du tronc, et renferment,par conséquent, une plus grandequantité d’humidité.
Suivant l’observation de MM.Haies et Grew, plus le suc cir-cule dans un arbre, plus sa na-ture aqueuse se change en grais-se glutineuse. Les arbres quiconservent leurs feuilles hiveret été, boivent peu d’eau; lesuc ayant dans ces arbres unmouvement très-lent, devientplus huileux, et conserve uneespèce de mouvement pendantl’hiver, quoique très-lent ; c’estaussi la raison pour laquelle ce 3arbres ne perdent point leursfeuilles pendant l’hiver.
Ces principes s’appliquentaux arbres qui perdent leursfeuilles en automne, et qui, lesayant gardées tard , ont bupendant l’été une grande quan-tité d’humidité ; s’ils se trou-vent surpris par les gelées del’hiver, avant que leurs sucssoient diminués et se soient rap-prochés de la nature huileuse ,ces sucs aqueux, venant à secongeler , occupent plus d’es-