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autour des racines, et dans les-quels il est implanté. ( Mémoi-res de l'Acad ., 1740 )•
§, X. Méthode de rétablir des ar-bres languissons, par le moyendes cautères.
Voici une opération de jardi-nage qui produit, dit-on , deseffetsaussi admirables qu’avan-tageux. Elle consiste à couperavec la pointe d’une serpettel’écorce d’un arbre de fa lon-gueur-de deux ou trois pouces ,et d’entamer un peu le bois dela tige ; il faut éviter , autantqu’il est possible, de faire l’in-cision du côté du midi, parceque l’ardeur du soleil pourraitfaire gerser cette fente ; ou sion la fait de ce c ôté, il faut ap-pliquer un linge dessus pourgarantir la plaie de l’ardeur dusoleil. On prend ensuite un petitcoin de bois dur, de la longueurde l’incision, et on l’enfonce,afin qu’il puisse en remplir lefond et empêcher la réunion dela plaie : au bout de deux outrois jours , afin de donner letemps à la sève d’y arriver, onva visiter la plaie et la nettoyer.Si c’est un arbre à pépin auquel011 ait fait cette opération, ohy trouve de l’humidité : si c’estun arbre à noyau, il en découlede la gomme. On remet le coin;on vient de nouveau visiterl’arbre au bout de quelquesjours, ayant soin chaque foisde nettoyer la plaie, et on laissesubsister ce cautère pendant unmois; lorsqu’au bout de ce tempsil ne coule plus, on nettoie bienla plaie ; 011 la remplit de bouze
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de vache , que l’on recouvre delinge, et la plaie se referme.
Le temps d’appliquer ces cau-tères est le printemps jusqu’aucommencement de juillet. Onpeut les faire sur les branches,sur le tronc, et même sur lesracines ; mais il 11e faut ap-pliquer qu’un cautère sur cha-cune de ces parties, en mêmetemps, c’est-à-dire 11'en pointappliquer plusieurssur la mêmebranche ou sur la même racine.Lorsqu’on opère sur les racines,on en découvre deux des prin-cipales, d’un pied environ delong, et on pose un vaisseau des-sous , pour recevoir l’humidité.On recouvre le trou de grandelitière, afin de pouvoir visiterla plaie tous les deux jours.Lorsqu’on veut refermer laplaie,on la bouche avec de la terrebien amandée.
Pour réussir dans l’applica-tion des cautères , il est essen-tiel que la partie des branches,du tronc, des racines sur la-quelle on l’applique, soit jeune,vigoureuse, lisse et unie.
Les effets de ces cautères sontde procurer à l’arbre une amplevégétation , d’enlever les obs-tructions , de purger la masse dela sève, de lui donner plus dejeu, de rendre le ressort auxparties, d’en supprimer les hu-meurs superflues. La suite detous ces bons effets est de fairepercer des boutons et des bour-geons dans les endroits de l’é-corce d’un arbre qui en paraîtentièrement dénué, et d’attirerla sève dans toutes les partiesde l’arbre. ( Voyez Térébra-tion ).
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