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Tome premier.
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En 1799 , le cit. Chaptal a faitpart à la société philomatique,de l’usage particulier où sont lesliabitans du pays des Cévennes,de ramasser ae la bruyère etautres végétaux combustibles,pour les enflammer dans la ca-vité de la plaie occasionnée jus-ques dans le cœur du châtai-gnier,attaqué d’une sorte de dis-solution des fluides et des solides,qui réduit le tronc à une faibleécorce ; il arrive très-rarement

ue l’arbre périsse par l’effet

e ce cautère actuel, et l’on voitconstamment ce remède sus-pendre les progrès de la carie.C’est ce qui fait qu’on remar-que,en voyageant dans le pays,nombre de châtaigniers creuséset charbonnés sur toute leursurface. Ce préservatif pourrait,avec le même succès peut-être ,s’appliquer sur d’autres arbres.Lecit.Chaptal observeque cettepratique a réussi sur des chênesblancs. ( Bulletin de la sociétéPhilomatique , prairial , an 7 ,P- > 9 )

§ XL Onguent de St. - Fiacre ,pour les plaies des arbres.

Lorsque les arbres , exprèsoupnraccidentont éprouvé desplaies considérables , la sèves’extravase ; exposée à l’air, elley fermente , s’y corrompt, etdevient une humeur sanieusequi corrode le dedans et le de-hors. Les jeunes arbres sontmoins exposés à ces acci-dens , parce que leurs plaies seconsolident plutôt, et que leursève s’altère plus difficilement.Cependant il est toujours pru-

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dent de ne point abandonnerces plaies à elles-mêmes , et d’ymettre un appareil. Les jardi-niers y emploient différenteschoses ; mais il faut éviter engénéral celles qui conserventtrop long - temps l’humidité,telles que les mousses et autrescorps semblables qui peuventavoir leur emploi dans d’autrescirconstances. Il faut égalementéviter d’employer les corps gras,quoiquelesjardiniers se serventsur-tout de cire verte, par lacommodité d’en former un ap-pareil sur les orangers qu’ilstaillent. Cependant elle est nui-sible à plusieurs titres ; étant undessicatif, elle ne peut attirerla sève, ce qui recule la guéri-son j el le est grasse, et parcetteraison, elle ne s’allie point avecla sève. Le verd-de-gris quientre dans sa composition , estun poison mortel pour les plan-tes comme pour les animaux.Ainsi, il 11e faut employer nipoix, ni huile , ni graisse, niraisiné, attendri que les cha-leurs, en les faisant fondre, en fa-cilitent l'introduction dans l’in-térieur , ce qui altère la sève,augmente la plaie et recule laguérison.

Ce que l’on peut employer c!emieux , c’est un emplâtre faitavec de la bouze de vache, oudu terreau gras, ou de la terregrasse, ou même de la terre dulieu, qui empêche suffisammentle courant de l’air extérieur ,sans nuire à la circulation inté-rieure. Cet emplâtre estnommépar les jardiniers, onguent deSt.-Fiacre , à cause de leur pa*trou.